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L'Iran ne capitulera pas sur son programme nucléaire malgré les sanctions (Khamenei)

16/10/2012 06:57 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

Le numéro un de la république islamique Ali Khamenei a affirmé mardi que l'Iran ne capitulera pas sur son programme nucléaire, au lendemain de nouvelles sanctions de l'Union européenne dénoncées comme "irrationnelles" par le ministère des Affaires étrangères.

"Ils (Occidentaux, ndlr) disent que les pressions visent à ramener l'Iran à la table des négociations, mais nous ne l'avons jamais quittée", a déclaré le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei, cité par la télévision d'Etat.

"L'objectif réel de ceux qui présentent cette formule de propagande politique est d'amener la nation iranienne à capituler lors des négociations. Mais nous leur disons: +vous êtes trop faibles pour être capables de contraindre le peuple iranien à se mettre à genoux devant vous+", a-t-il ajouté.

"Les dirigeants européens vivent encore au XIXème siècle et à l'époque coloniale (...) mais ils doivent savoir que la résistance du peuple iranien leur créera encore des problèmes", a-t-il poursuivi.

Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne, les sanctions unilatérales de l'Occident adoptées contre l'Iran sous le prétexte du programme nucléaire sont illégales, irrationnelles et inhumaines".

"La véritable raison de ces sanctions est l'indépendance de l'Iran. Même si la question nucléaire est résolue, ils (Occidentaux, ndlr) vont mettre en avant d'autres questions" pour faire pression sur l'Iran, a déclaré Ramin Mehmanparast, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères lors de son point de presse hebdomadaire.

Les ministres européens des Affaires étrangères, réunis lundi à Luxembourg, ont adopté de nouvelles sanctions qui viennent s'ajouter à un arsenal déjà très sévère, notamment depuis l'embargo pétrolier entré en vigueur en juillet dernier.

L'UE s'attaque aux transactions financières avec une interdiction de principe de toute transaction entre les banques européennes et iraniennes, avec des exemptions accordées au cas par cas pour permettre la poursuite du commerce légitime.

S'y ajoutent des sanctions renforcées contre la Banque centrale iranienne, de nouvelles restrictions sur le transport d'hydrocarbures ou l'interdiction d'importer du gaz iranien.

Un ministre iranien et 34 sociétés, actives notamment dans le secteur du pétrole et du gaz, viendront allonger les listes noires de l'UE des gels d'avoirs et interdictions de visa, selon un diplomate.

Les pays occidentaux et Israël accusent l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique sous prétexte de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran a toujours démenti.

Les négociations entre l'Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) sont dans l'impasse.

Certains pays, comme la Russie, envisagent de reformuler l'offre des grandes puissances à l'Iran pour relancer les négociations mais "rien ne bougera avant les élections américaines", a déclaré un diplomate occidental.

sgh/sw

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