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Les plus grands vols d'oeuvres d'art des 100 dernières années

16/10/2012 01:02 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

PARIS - PARIS (Sipa) — Sept tableaux de grande valeur -un Picasso, un Matisse, un Gauguin, deux Monet, un Lucian Freud et un Meyer de Haan- ont été dérobés au musée Kunsthal de Rotterdam mardi. Ce n'est évidemment pas une première: de Zurich à Boston en passant par le musée du Louvre, les toiles des grands maîtres sont régulièrement la cible des voleurs.

- MINUIT A PARIS

En mai 2010, en plein milieu de la nuit, un cambrioleur masqué profitant de la panne d'un système d'alarme, cisaille un cadenas, brise une vitre et s'introduit dans le Musée d'art moderne de Paris, presque comme dans un moulin.

Il repart un quart d'heure plus tard avec un Picasso, un Matisse et trois autres oeuvres d'art, ne laissant que les cadres vides derrière lui. Le butin est estimé à 94, 5 millions d'euros. Bien qu'il ait été filmé par les caméras du musée, les vigiles qui travaillent cette nuit-là déclarent n'avoir "rien vu". L'affaire n'a toujours pas été résolue.

- SAVOIR-FAIRE SUISSE

"Une nouvelle dimension a été franchie avec un vol à main armée dans un musée", s'indigne la police de Zurich. En février 2008, trois hommes portant des lunettes de ski et vêtus de noir s'introduisent dans le musée de Bührle une demi-heure avant la fermeture.

Pendant que l'un des individus, armé, ordonne au personnel de s'allonger par terre, deux autres s'emparent de quatre oeuvres de Cézanne, Degas, Van Gogh et Monet, d'une valeur de plus de 125 millions d'euros. Le Van Gogh et le Monet ont été retrouvés en 2010.

- EN PLEIN JOUR

En août 2004, en plein jour, deux pièces maîtresses de l'oeuvre d'Edvard Munch, "Le Cri" et "Madone", sont dérobées au musée Munch d'Oslo, en Norvège, par trois hommes armés. Les malfaiteurs forcent les vigiles à s'allonger sur le sol pendant qu'ils subtilisent les oeuvres d'art et s'enfuient. Leur voiture sera retrouvée plus tard par la police, abandonnée. Les tableaux, qui avaient été assurés pour 108 millions d'euros, sont récupérés, peu endommagées, deux ans plus tard.

- TROMPEUSES APPARENCES

En mars 1990, deux cambrioleurs portant des uniformes de policiers bernent le personnel du Musée Isabella Stewart Gardner de Boston et réalisent le plus gros casse de l'histoire des Etats-Unis.

Les malfaiteurs s'introduisent dans le musée en pleine nuit, en se faisant passer pour des agents de police municipaux répondant à un appel d'urgence. Une fois à l'intérieur, ils menottent les deux vigiles et les emmènent au sous-sol puis les attachent à la tuyauterie avec de la bande adhésive.

Ils s'échappent en emportant avec eux des tableaux de grands maîtres hollandais comme Vermeer, Rembrandt ou encore du peintre français Manet. Le butin, d'une valeur estimée à 230 millions d'euros, n'a pas été retrouvé à ce jour.

- MONA LISA NE SOURIT PAS

C'est ce cambriolage qui a contribué à faire briller l'aura sans pareil de La Joconde. En août 1911, le personnage énigmatique peint par Léonard de Vinci est subtilisé au nez et à la barbe de tous au musée du Louvre, à Paris. Parmi les personnes mises en garde à vue par la police à l'époque, on retrouve un certain Pablo Picasso...

Le Louvre a longtemps pleuré la disparition de la célèbre peinture mais deux ans plus tard, le véritable cambrioleur est retrouvé. D'après les historiens d'art, c'est Vincenzo Peruggia, un employé du Louvre, qui avait dérobé le tableau en s'introduisant dans le bâtiment pendant ses horaires de travail. Il avait quitté le musée à la fermeture, en marchant, le tableau simplement dissimulé sous son manteau.

mr/AP-v/st

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