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Les groupes rebelles syriens s'unifient

16/10/2012 03:04 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST

Les différents groupes d'insurgés qui combattent le régime de Bachar al-Assad en Syrie ont décidé de s'unir sous la bannière d'une seule direction.

La décision a été prise en territoire syrien lors d'une réunion de plusieurs dizaines de responsables de la rébellion, y compris ceux de l'Armée syrienne libre (ASL).

La direction unifiée, qui sera composée de 60 personnes, permettra la coordination des opérations militaires et favorisera un soutien logistique des puissances qui demandent depuis des mois aux rebelles de s'unifier.

« Nos soutiens étrangers nous disent : " Faites en sorte de vous unir, nous avons besoin d'un interlocuteur clair et crédible pour lui fournir un armement de qualité " », a déclaré une source rebelle, ajoutant que le Qatar et la Turquie étaient les deux principales forces à avoir poussé à un tel accord.

La nouvelle direction comprendra plusieurs figures de l'ASL, comme le commandant Riad al Asaad et le général Moustafa Cheikh, tous deux critiqués parce qu'ils se trouvent en Turquie, le général Mohammed Hadj Ali qui a fait défection récemment, et les dirigeants de conseils militaires rebelles provinciaux basés en Syrie, comme Kassem Saadeddine, implanté à Homs.

Les groupes rebelles, qui agissent depuis la militarisation du conflit de façon autonome, n'ont jamais pu trouver un terrain d'entente sur la stratégie militaire ou les sources de financement.

« Il n'y aura jamais d'unité à l'intérieur de la Syrie à moins que les pays qui soutiennent la révolte ne se mettent d'accord, dans la mesure où chaque groupe est soutenu et épaulé par un pays », a déclaré une source rebelle à Reuters.

Réunion des Conseils révolutionnaires civils à Paris

Les représentants des Conseils révolutionnaires civils, qui administrent les « zones libérées » dans le nord de la Syrie, se réuniront à Paris mercredi à l'initiative de la France.

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius sera présent à cette rencontre.

L'aide aux zones libérées « intéresse beaucoup d'ONG et de pays. Il faut qu'il y ait des rencontres pour que se développe ce type de mécanisme d'aide. Il s'agit de partager l'expérience et peut-être amorcer une coordination entre toutes les initiatives qui peuvent être prises », a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Vincent Floreani.

La France appuie déjà une douzaine de conseils révolutionnaires qui agissent comme des conseils municipaux. Le gouvernement français a octroyé 1,28 million de dollars pour financer des projets.

Selon des sources diplomatiques françaises, près d'un million de Syriens vivent dans les « zones libérées ».

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