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Le Conseil privé est empêtré dans une dispute à l'École de la fonction publique

16/10/2012 11:36 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

OTTAWA - La colère gronde au sein de l'École de la fonction publique du Canada, une institution qui forme des fonctionnaires, et le plus important fonctionnaire du pays a été empêtré dans cette affaire.

Des hauts fonctionnaires anonymes de l'École ont écrit cet été au greffier du Conseil privé, Wayne Wouters, pour se plaindre de la gestion de l'organisme fédéral.

Les critiques se concentrent principalement autour de la façon dont l'administration a géré les compressions budgétaires.

Une copie de cette lettre adressée le 25 juillet à M. Wouters, et dont La Presse Canadienne a obtenu une copie en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, est entièrement caviardée à l'exception de son titre.

La nature précise des allégations est vague, mais une série de courriels et une réunion convoquée en quatrième vitesse indiquent que la lettre a provoqué des réactions importantes.

Des responsables ont participé à une réunion spéciale au lendemain de l'envoi de la lettre. Des notes provenant de cette rencontre révèlent que le ministre adjoint sortant et le président de l'école, Guy McKenzie, s'est attaqué à l'«éléphant dans la pièce».

Des courriels indiquent également qu'un responsable a offert d'écrire sa propre lettre aux employés, supposément pour contrebalancer les allégations contenues dans la lettre adressée à M. Wouters.

M. McKenzie, de son côté, a écrit une longue lettre à son adjointe Janice Charette, mentionnant que l'apparence de discorde à l'école n'allait pas affecter les audits et les enquêtes prévus.

Après quelques lignes où le sous-ministre admet que la lettre contenant les allégations a bien été envoyée au greffier du Conseil privé, le reste de la missive est caviardé.

L'École de la fonction publique a défendu sa décision de caviarder le contenu de la lettre envoyée au greffier. Louis Landry, le directeur des directions stratégiques et de la gouvernance, a déclaré par courriel qu'il avait révisé le contenu de la lettre adressée à M. Wouters, et qu'il assumait sa décision de ne pas en divulguer le contenu.

Il ne s'agit pas de la première fois où les tensions ont augmenté à l'École de la fonction publique. Plus tôt cette année, un chien de garde fédéral a tiré la sonnette d'alarme à propos d'une série de contrats illégalement modifiés.

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