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La directrice de la santé publique du N.-B. veut qu'on encadre le gaz de schiste

16/10/2012 04:39 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

FREDERICTON - Le premier ministre du Nouveau-Brunswick a soutenu mardi que les deux rapports déposés la veille sur le gaz de schiste permettront d'assurer une exploitation sécuritaire de cette ressource si le gouvernement donnait son feu vert.

David Alward n'a pas voulu se prononcer sur les détails des deux rapports, se contentant de dire que les documents aideront son gouvernement à prendre une décision. Mais le gouvernement conservateur appuie l'«exploitation responsable» du gaz de schiste, si cela peut être fait «en toute sécurité», a rappelé mardi M. Alward.

La directrice de la santé publique du Nouveau-Brunswick a quant à elle rappelé mardi que des mesures strictes de protection doivent être mises en place avant qu'on ne donne le feu vert au développement de l'industrie du gaz de schiste.

La Dre Eilish Cleary prenait la parole au lendemain de la publication de son rapport consacré aux incidences de l'exploitation du gaz de schiste sur la santé publique. Elle estime que cette industrie peut favoriser la prospérité économique du Nouveau-Brunswick, mais que des sommes doivent être investies afin de mettre en place des programmes et des infrastructures afin de protéger la santé de la population.

L'opposition libérale à l'Assemblée législative exige un moratoire, mais Mme Cleary croit qu'une telle mesure n'est pas nécessaire. Selon elle, il reste suffisamment de temps pour mettre en place des mesures de protection avant l'exploitation commerciale de cette industrie.

Le biologiste Louis LaPierre, de l'université de Moncton, plaide, dans son rapport publié aussi lundi, pour une approche progressive d'exploration — dans un à trois puits — afin de permettre la recherche et le développement dans ce secteur.

Le ministre de l'Énergie, Craig Leonard, soutient également que le seul moyen de favoriser la recherche est de permettre à l'industrie de procéder, de façon limitée. M. Leonard a toutefois ajouté qu'il avait besoin d'étudier les deux rapports plus en profondeur avant de se prononcer.

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