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Israël se félicite des nouvelles sanctions de l'UE contre l'Iran

16/10/2012 10:14 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué mardi l'Union européenne (UE) pour avoir adopté de nouvelles sanctions contre l'Iran.

Evoquant la guerre en Syrie, M. Netanyahu a également réaffirmé qu'Israël pourrait envisager une opération militaire en cas de transfert d'armes chimiques au Hezbollah libanais.

"J'aimerais saluer l'Union européenne pour les sanctions sévères qu'elle a adoptées hier contre la plus grande menace à la paix de notre temps", a-t-il dit à des diplomates de l'UE à Jérusalem dans des propos rapportés par son bureau.

"Lorsque les centrifugeuses s'arrêteront de tourner et que le programme nucléaire iranien s'arrêtera, nous saurons alors qu'elles ont atteint leur but", a-t-il poursuivi.

"Je crois que tous ceux qui cherchent à assurer la paix et la sécurité mondiales partagent cet objectif, pas seulement au Moyen-Orient, mais à travers le monde. Il s'agit d'un sujet capital et d'un moment capital", a dit M. Netanyahu.

Israël et une grande partie de la communauté internationale accusent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de programme civil, ce que Téhéran dément catégoriquement.

L'Etat hébreu, souvent présenté comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient, estime qu'une éventuelle arme atomique iranienne menacerait son existence et menace de frapper préventivement les sites nucléaires iraniens.

L'UE a nettement renforcé lundi l'arsenal de ses sanctions financières et commerciales contre l'Iran, cherchant à pousser Téhéran à reprendre les négociations sur son programme nucléaire controversé.

M. Netanyahu a également parlé de la guerre en Syrie, selon un responsable israélien qui a pris part à la rencontre, et expliqué que "pour le moment les armes (chimiques) sont sous contrôle de l'Etat (syrien). Mais si cela change il nous faudra peut-être agir".

"Il (Netanyahu) a dit qu'Israël ne pourrait pas permettre à ces armes chimiques de tomber dans les mains d'extrémistes comme le Hezbollah ou Al-Qaïda, ou ce genre de groupe et qu'il (l'Etat hébreu) se réservait le droit d'agir dans une telle situation", a affirmé à l'AFP le responsable gouvernemental israélien sous couvert de l'anonymat.

En juillet dernier, les dirigeants israéliens avaient déjà menacé d'agir de façon "immédiate" et aussi "dure que possible" en cas de transfert d'armes chimiques syriennes au Hezbollah.

Abordant la situation en Egypte, M. Netanyahu a estimé que le traité de paix israélo-égyptien de 1979 devait être "maintenu", selon la même source officielle.

"Israël est déterminé à maintenir l'accord. Nous espérons que l'autre partie l'est aussi", au nom du "respect des traités signés et de la paix future", a ajouté le responsable en citant M. Netanyahu. Un nouvel ambassadeur d'Egypte en Israël doit présenter mercredi ses lettres de créance au président Shimon Pérès.

Le président égyptien Mohamed Morsi s'est engagé à respecter les traités internationaux signés par son pays. Mais les Frères musulmans dont il est issu ont par le passé déclaré qu'ils pourraient revoir les accords de paix avec l'Etat hébreu, sans toutefois les rejeter dans leur principe.

M. Netanyahu a en outre félicité l'UE pour avoir obtenu le prix Nobel de la Paix.

"Si nous pouvions réaliser au Moyen-Orient ce qui a été effectué en Europe (...) "ce serait des décennies de stabilité, de paix et tranquillité", a-t-il déclaré.

L'UE a renforcé en juillet ses liens avec Israël dans le cadre de son accord d'association.

Mais Européens et Israéliens sont en désaccord sur la question de la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. La poursuite de la construction dans les colonies est régulièrement condamnée par Bruxelles.

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