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Guantanamo: trois des cinq accusés du 11-Septembre absents du tribunal

16/10/2012 09:45 EDT | Actualisé 16/12/2012 05:12 EST

Trois des cinq accusés des attentats du 11-Septembre ont choisi mardi de ne pas assister au deuxième jour d'une audience, à Guantanamo, centrée sur la classification secret défense de tous leurs faits et gestes.

Le Pakistanais Khaled Cheikh Mohammed, le "cerveau" des attentats les plus meurtriers de l'histoire américaine, qui les a revendiqués "de A à Z", était absent du tribunal à l'ouverture de l'audience, ainsi que son neveu Ammar al-Baluchi et le Saoudien Moustapha al-Houssaoui.

Seuls les Yéménites Walid Ben Attach et Ramzi ben al-Chaïba ont fait acte de présence.

Après avoir entendu une militaire qui a informé les accusés, mardi matin, au centre de détention où ils sont incarcérés, le juge James Pohl a déclaré que trois accusés "avaient volontairement choisi de ne pas participer aujourd'hui" à l'audience, soulignant que "leur absence intervient à la demande de la défense".

Le juge a autorisé lundi les accusés à se soustraire aux audiences, dès mardi, à condition d'en exprimer le souhait et de signer un document en ce sens le matin avant l'audience.

Cette audience, la première depuis la mise en accusation des cinq hommes en mai, est destinée à préparer le procès "du siècle", selon les experts, qui ne s'ouvrira pas avant un an sur la base navale américaine, située à Cuba à des milliers de kilomètres de Manhattan où le président Barack Obama voulait initialement les juger.

Au deuxième jour de cette semaine de débats, une dizaine de proches des victimes des attentats du 11-Septembre assistaient aux échanges très procéduriers derrière une paroi vitrée, où les mots leur parvenaient avec 40 secondes de différé. Ce délai permet à un censeur de bloquer toutes les déclarations jugées sensibles des accusés.

Les débats sont retransmis de la même façon sur quatre bases militaires de la côte est des Etats-Unis.

L'audience devait entrer dans le vif du sujet mardi, quand les différentes parties aborderont le caractère secret qui entoure toutes les déclarations des accusés, en raison de leur détention dans des prisons secrètes de la CIA avant leur transfert à Guantanamo, où ils ont subi des mauvais traitements.

chv/bdx

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