POLITIQUE

Pénurie de professeurs dans les cégeps touchés par la grève étudiante

16/10/2012 04:23 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST
PC

Les cégeps touchés par la grève étudiante du printemps dernier ont de la difficulté à recruter de nouveaux professeurs pour soutenir leurs collègues réguliers pendant l'année scolaire en cours.

Tous les ans, les cégeps peinent à recruter des enseignants dans certaines matières comme les soins infirmiers ou l'informatique, mais cette année, la pénurie s'est étendue à d'autres domaines.

Avec les sessions en accéléré de l'automne et de l'hiver 2012-2013, les 14 cégeps qui ont été touchés par la grève cherchent donc à embaucher du personnel supplémentaire pour venir en aide aux professeurs réguliers.

« On allège la charge des enseignants réguliers parce que les sessions sont condensées pour nous permettre de rattraper le temps, alors on réduit le nombre d'étudiants dans certains groupes. Ça fait donc des classes plus petites, c'est plus facile pour les professeurs », explique le directeur des ressources humaines du Collège Édouard-Montpetit, René Corriveau.

Mais la majorité des cégeps qui ont été en grève se trouvent dans la région de Montréal, un bassin de recrutement nécessairement limité.

« Dans certaines disciplines où, d'habitude, on n'a pas de difficulté de recrutement, par exemple littérature, éducation physique, histoire, anthropologie, cette fois-ci, on s'est retrouvé avec des difficultés », précise M. Corriveau.

De jeunes professeurs récemment diplômés se retrouvent donc avec une multitude d'offres d'emplois qu'ils doivent parfois refuser. « Présentement, je travaille à 50 plus 80, donc à 130 % de tâche dans deux collèges », affirme Joëlle Vaillant, chargée de cours en géographie au Cégep de Saint-Laurent et au Collège Édouard-Montpetit.

Un effet inattendu de la grève étudiante : elle aura permis au moins à de jeunes professeurs de démarrer leur carrière en lion.

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