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Attaque de Benghazi: Hillary Clinton assume sa part de responsabilité

16/10/2012 03:21 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST

LIMA, Pérou - La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a pris la responsabilité de l'échec sécuritaire de l'attaque du consulat de Benghazi le 11 septembre dernier, qui a causé la mort de l'ambassadeur américain en Libye et de trois autres Américains.

«J'en prends la responsabilité», a-t-elle déclaré lundi sur CNN, à la veille du deuxième débat entre Barack Obama et Mitt Romney. «Je suis en charge du département d'État qui comprend 60 000 personnes dans le monde (...) Le président et le vice-président ne pouvaient connaître les décisions spécifiques prises par les responsables de la sécurité. Ce sont eux qui s'occupent de gérer toutes les menaces et les risques et de prendre en considération les besoins pour prendre la bonne décision», a-t-elle ajouté.

Repoussant les critiques des républicains sur la gestion de l'attaque du consulat par l'administration Obama, Mme Clinton, qui se trouvait lundi à Lima, la capitale du Pérou, a répété ces commentaires dans plusieurs interviews.

À trois semaines de l'élection présidentielle aux États-Unis, le scandale autour de la gestion de cette attaque s'est cristallisé sur la personne de Joe Biden, le vice-président démocrate, lors du débat avec le candidat républicain à la vice-présidence, Paul Ryan. M. Biden a répété qu'ils «n'avaient pas été informés» du besoin de sécurité renforcée au consulat, où des assaillants ont été à l'origine de la mort de l'ambassadeur Chris Stevens, de l'agent du service extérieur Sean Smith et des agents de sécurité Glen Doherty et Tyrone Woods.

Des audiences au Congrès ont révélé la semaine dernière que le département d'État américain était au courant et a rejeté les différentes demandes de sécurité renforcée à Benghazi. Les porte-parole du département d'État et de la Maison Blanche ont pris soin de préciser que le «nous» de Joe Biden visait la Maison Blanche, qui n'avait pas reçu ces demandes au départ.

«Tous les gens qui ont parlé ont essayé de donner les informations qu'ils avaient. Mais avec le temps, l'information a évolué. On a eu plus de détails, mais ce n'est pas surprenant. Cela arrive à chaque fois», a expliqué Mme Clinton sur CNN.

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