NOUVELLES

Verlander sera au monticule pour le match no 3 contre les Yankees

15/10/2012 06:52 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST

DÉTROIT - Les Tigers de Detroit ont menotté les Yankees de New York jusqu'ici dans la série de championnat de l'Américaine — et Justin Verlander n'a pas encore effectué un seul lancer.

Ce sera différent mardi soir lorsque l'as des Tigers sera au monticule pour le match no 3. Menée par Verlander, la rotation des Tigers fut tout simplement remarquable jusqu'ici en séries éliminatoires, et son travail consiste à poursuivre cette séquence contre la formation new-yorkaise, qui est en panne.

«Lancer, c'est comme frapper, c'est contagieux», a dit Verlander. «Les gars se présentent à tous les soirs et et voient leurs coéquipiers s'amuser sur le terrain, et le lendemain ils veulent eux aussi s'amuser sur le terrain, et ainsi de suite. Et je crois que c'est de cette façon qu'on se nourrit mutuellement en ce moment.»

Les Tigers ont remporté les deux premiers matchs à New York, et les seuls points que les Yankees ont marqués l'ont été au cours de la poussée de quatre points en neuvième aux dépens du releveur no 1 Jose Valverde, lors du match d'ouverture de la série. Sauf Valverde, aucun lanceur des Tigers n'a accordé un point mérité depuis le match no 3 de la série de divisions contre les Athletics d'Oakland.

Les Yankees doivent maintenant se regrouper — sans l'arrêt-court Derek Jeter — et mettre un terme à ce passage à vide avant qu'il ne soit trop tard. Phil Hughes obtiendra la balle pour les Yankees contre Verlander, le joueur par excellence en titre de l'Américaine qui a présenté une fiche de 2-0 contre les Athletics en série de divisions. Il a notamment réalisé un jeu blanc lors du match ultime.

«Comme rotation, en ce moment les choses vont bien», a dit Verlander durant la journée de congé de lundi. «C'est bien de voir qu'on a collectivement trouvé notre rythme, et j'espère que nous pourrons poursuivre sur cette lancée jusqu'en Série mondiale.»

Les partants des Tigers ont présenté une moyenne de points mérités de seulement 0,94 jusqu'ici en séries éliminatoires. Le record pour un groupe de partants qui a disputé au moins sept matchs en séries d'après-saison est de 1,05, établi en 1920 par les Indians de Cleveland, selon STATS LLC.

Verlander, Max Scherzer, Doug Fister et Anibal Sanchez ont offert de genre de performance depuis le début de la classique automnale.

Les performances des artilleurs des Tigers vont de paire avec la léthargie des Yankees au bâton. Jeter étant à l'écart du jeu pour un bon moment, les autres joueurs partants des Yankees devront se mettre en marche rapidement. Robinson Cano, Alex Rodriguez, Curtis Granderson et Nick Swisher n'ont frappé que 12 coups sûrs en 107 présences à la plaque — pour une honteuse moyenne de ,112 — en séries éliminatoires.

Ajoutez à cela Russell Martin, et cinq joueurs réguliers des Yankees ont une moyenne sous la barre de ,200, pour un total combiné de 17-en-133 avec 42 retraits au bâton — 25 retraits sur des prises de plus que le nombre de coups sûrs! Ils n'ont généré que sept points produits, dont quatre de Cano.

«Nous ne pouvons produire sept points, huit points lors d'une seule présence au bâton», a fait remarquer le premier but Mark Teixeira. «C'est le momentum. Quand les choses vont mal, elles peuvent aller très mal, mais quand les choses vont bien, nous sommes en mesure de générer beaucoup de points.»

Les Yankees ont pourtant connu leur part de succès contre Verlander cette saison. Il a croisé le fer avec eux à trois reprises en 2012, et les Yankees ont triomphé en deux occasions. Hughes, qui sera sur la butte pour le troisième match de la série à New York, a réussi un match complet contre Verlander et les Tigers le 3 juin.

«De toute évidence, Verlander est un grand lanceur, mais il est humain et nous savons que nous pouvons marquer des points contre lui», a rappelé Hughes. «Je dois faire du meilleur boulot que lui. Ce sera un défi, mais, comme je le dis toujours, j'ai hâte d'être sur le terrain.»

Lors de son plus récent départ contre les Yankees, le 6 août, Verlander avait fait fendre l'air à 14 frappeurs en huit manches.

«Tu veux toujours affronter un lanceur que tu connais, même si c'est le meilleur lanceur de la planète», a conclu Teixeira.

PLUS:pc