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Russie : le parti de Poutine triomphe aux élections locales

15/10/2012 04:49 EDT | Actualisé 14/12/2012 05:12 EST

Russie unie, le parti du président Vladimir Poutine a gagné haut la main les élections locales qui se sont déroulées dimanche. Cependant l'opposition a dénoncé une fraude massive.

Ainsi le parti du président Poutine a conservé les cinq postes de gouverneurs sur un total de 83 dans le pays.

Russie unie a également remporté de nombreuses élections municipales dans plus de 4600 communes.

Dans les autres régions du pays, les candidats du parti ont obtenu des scores allant de 65 % à 79 %.

Ces élections montrent que « les électeurs soutiennent les organes du pouvoir et le développement des structures de l'État », a déclaré M. Poutine, appelant à prendre en compte les propositions de l'opposition, selon les agences russes.

Cela faisait sept ans que les gouverneurs n'étaient pas élus en Russie. Mais la protestation de l'opposition a conduit le Kremlin à réintroduire cette élection.

Une figure de l'opposition, la militante écologiste Evguenia Tchirikova, a été largement battue aux municipales de Khimki, ville la plus peuplée et la plus riche de la région de Moscou.

Mme Tchirikova, qui a obtenu 17,6 % des voix, a dénoncé des menaces contre les observateurs à ce scrutin.

Selon le quotidien Vedomosti, ces élections ont été marquées par des « manipulations encore plus sophistiquées qu'en décembre 2011 (les législatives remportées par Russie unie) ».

De tous les partis d'opposition qui ont dénoncé les fraudes, le leader du parti communiste Guennadi Ziouganov a réclamé l'annulation des scrutins dans trois régions et appelé a poursuivre « la lutte pour des élections honnêtes ».

Fraude et intimidations, selon l'opposition

Golos, une ONG russe qui recense les fraudes électorales, a fait état de plus d'un millier d'irrégularités.

Golos avance que des partisans du parti présidentiel voteraient plusieurs fois dans différents bureaux de vote.

Par ailleurs, l'opposition a présenté comme un cas d'intimidation le retrait le mois dernier d'un candidat au gouvernorat de la province de Riazan, considéré comme une menace potentielle pour le Kremlin.

Dans la région de Briansk, une employée médicale a accusé les directeurs de sa clinique d'avoir menacé de renvoi les membres du personnel qui ne voteraient pas pour le candidat sortant et qui n'enregistreraient pas la preuve de leur « bon vote » avec la caméra intégrée à leur téléphone.

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