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Pauline Marois accueillie chaleureusement en France

15/10/2012 09:16 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST

La première ministre du Québec, Pauline Marois, a été chaleureusement accueillie à Paris par le président français François Hollande. Ce dernier a repositionné la France face à la question nationale québécoise en évoquant, à mots couverts, la politique de « non-ingérence, non-indifférence » abandonnée par son prédécesseur Nicolas Sarkozy.

La rencontre entre Mme Marois et M. Hollande aura duré une heure, soit 10 minutes de plus que ce qui était initialement prévu. Sans parler officiellement de la politique chère au Parti québécois, M. Hollande a contourné la formulation pour appuyer l'esprit de la chose.

« Vous savez, ça fait 30 ans que cette formule existe, elle a été portée successivement par tous les gouvernements, donc cette formule prévaut encore aujourd'hui », a déclaré M. Hollande à la sortie de son entretien avec Mme Marois. Cette dernière était visiblement satisfaite de l'accueil du président français. « [Le président] a choisi ses mots, en nous disant qu'il était toujours à nos côtés et que cette relation de solidarité allait se perpétuer », a-t-elle expliqué.

Nicolas Sarkozy avait abandonné la position traditionnelle de la France pour se rapprocher d'Ottawa. Il s'était montré plus méfiant envers les souverainistes québécois.

Outre la question nationale, Mme Marois et M. Hollande ont discuté d'éducation, de l'élargissement du mandat de l'Office franco-québécois pour la jeunesse, d'économie et de la visite du premier ministre français Jean-Marc Ayrault au Québec, le printemps prochain.

Mme Marois a souligné que la France était le cinquième partenaire économique du Québec.

Ménager la chèvre et le chou

La proximité naturelle entre le PQ et les socialistes français est teintée par la nécessité de ménager la susceptibilité du gouvernement canadien. La France a besoin de l'appui de son allié canadien dans des dossiers internationaux comme la crise syrienne, le Mali et la crise financière.

Le ministre français des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, avait évité de recourir à la fameuse formule dite du « ni-ni » peu après l'élection de M. Hollande. M. Fabius avait déclaré que la France pouvait avoir d'« excellentes relations » à la fois avec le Canada et le Québec.

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