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L'idée d'un moratoire sur le gaz de schiste rejetée au Nouveau-Brunswick

15/10/2012 10:35 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST
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Le gouvernement du Nouveau-Brunswick doit répondre aux préoccupations du public sur le gaz de schiste, selon le rapport des consultations tenues à ce sujet.

Le gouvernement a dévoilé, lundi matin, les conclusions des consultations publiques dirigées par le biologiste Louis LaPierre au printemps dernier.

Selon M. LaPierre, le gouvernement doit changer son approche, car il n'a pas réussi à convaincre les gens des bienfaits possible de l'industrie.

Au cours des consultations, souligne M. LaPierre, les Néo-Brunswickois ont principalement exprimé des doutes sur la sécurité des sources d'eau potable et sur l'intégrité de leur gouvernement en matière de gaz de schiste.

Louis LaPierre explique qu'il s'est penché sur ces préoccupations et sur les retombées économiques que l'industrie peut apporter à la province. Il croit qu'il est possible de concilier ces deux partis opposés.

Le rapport intitulé « La Voie de l'avenir » contient 14 recommandations. M. LaPierre rejette notamment l'idée d'imposer un moratoire sur la recherche de gaz de schiste. Il explique que cette mesure n'apporterait aucun bénéfice.

Louis LaPierre propose les mesures suivantes :

  • une stratégie sur l'utilisation de l'eau
  • une base de données sur les produits chimiques utilisés par l'industrie
  • une réglementation sévère
  • des fonds pour financer des recours en cas de problèmes liés à l'industrie
  • une usine pour traiter les eaux usées par l'industrie
  • un ombudsman disposant de pouvoir pour régler des litiges entre les entreprises gazières et des citoyens
  • une révision de la documentation et des rapports techniques sur le gaz de schiste dans la province par un groupe de scientifiques indépendants

Aucun élément de ce rapport ne barre la route au gouvernement. Louis LaPierre avait indiqué au début des audiences publiques qu'il n'avait pas le mandat de déterminer s'il faut exploiter le gaz de schiste ou non. Son travail consistait à recueillir l'opinion publique à la suite du projet de réglementation de l'industrie annoncé par le gouvernement.

Un second rapport attendu

Un rapport sur la santé et le gaz de schiste, préparé par la médecin hygiéniste en chef, Eilish Cleary, doit être rendu public lundi après-midi.

L'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick demande toujours un moratoire sur la recherche du gaz de schiste. Ses membres ont voté à 96 % pour le maintien de cette position qu'ils avaient prise l'an dernier. Plusieurs d'entre eux craignent toujours les effets possibles sur la santé et l'environnement des produits utilisés par l'industrie pour fracturer le schiste.

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