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Mondial-2014/Qualif. - L'Espagne, de quoi donner une peur bleue à la France

15/10/2012 09:45 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST

L'Espagne, qui reçoit la France mardi à Madrid dans le match choc du groupe I des qualifications au Mondial-2014, a de quoi donner une peur bleue à son adversaire: son gardien et capitaine Iker Casillas n'est plus allé chercher le ballon au fond de ses filets depuis 7 matches en compétition.

Le sélectionneur Vicente del Bosque a beau jouer la carte de la prudence et de la modestie en affirmant que les données ont changé depuis juin 2012 (élimination de la France 2 à 0 en quart de finale de l'Euro), cette Roja qui s'est promenée vendredi à Minsk face au Belarus (4-0) fait tout de même peur.

"Il faut que nous soyons vigilants. Je pense qu'il y a eu des changements substantiels dans cette équipe (de France) depuis notre dernière confrontation, avec de nouveaux milieux et de nouveaux hommes forts derrière", alertait ainsi Del Bosque en conférence de presse.

L'identité des joueurs français a en effet changé dans ces deux secteurs, mais les chiffres font peur côté français: les quatre milieux espagnols cumulent 347 sélections quand la France et son trio Capoue-Cabaye-Matuidi n'en comptent que 28 dont 18 pour le seul Cabaye.

Quant à la charnière défensive centrale Koscielny-Sakho, elle n'a pour tout vécu commun qu'une rencontre internationale, vendredi contre le Japon (défaite 1-0)...

Le discours de Del Bosque ressemble plus à de la diplomatie qu'autre chose. Beaucoup de temps a en effet passé depuis le huitième de finale du Mondial-2006 et la victoire française (3-1) de Zidane et compagnie face à l'Espagne de Luis Aragones.

La veille de ce triste jour pour l'Espagne, "Marca", grand quotidien sportif espagnol, avait titré que la Roja allait mettre "Zidane à la retraite". Il n'en fut rien. Mais "Zizou" est aujourd'hui bien retraité et personne ne l'a remplacé.

En face, la Roja jouit d'une génération exceptionnelle, championne du monde et double championne d'Europe en titre. L'Espagne, qui n'a plus perdu en match officiel depuis le Mondial-2010 contre la Suisse (1-0), a de quoi impressionner.

Les Espagnols, qui fascinent généralement pour leur jeu extrêmement rapide fondé sur la possession de balle, se sont aussi convertis en forteresse défensive.

Voilà en effet sept matches de compétition - depuis le match nul 1-1 en ouverture de l'Euro-2012 contre l'Italie - que Casillas n'a plus rien encaissé (hors séance de tirs au but)...

La parfaite organisation défensive espagnole pourrait toutefois se voir légèrement perturbée si Sergio Ramos s'ajoutait aux forfaits de Puyol et Piqué.

Le Madrilène est en effet incertain en raison de problèmes musculaires, et pourrait obliger Del Bosque à jouer avec une défense centrale expérimentale: Busquets-Albiol ou Busquets-Martinez. Certes, mais en face, Benzema n'a plus marqué avec les Bleus depuis le 5 juin et un match de préparation à l'Euro contre l'Estonie (4-0)...

Pour le reste, peu de changements sont à prévoir par rapport à la dernière sortie de la Roja face au Belarus: Xavi et Iniesta - entièrement remis de ses problèmes aux adducteurs - seront comme toujours à la baguette, derrière Pedro, Silva et Fabregas qui pourrait à nouveau jouer les "faux 9". Et pour rappel, Pedro s'est bien échauffé vendredi au Belarus, avec un triplé.

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