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Le pétrole en légère baisse à New York, miné par les craintes sur la demande

15/10/2012 09:37 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST

Les cours du pétrole étaient en légère baisse peu après l'ouverture à New York lundi, les investisseurs restant prudents face aux inquiétudes sur une éventuelle baisse de la demande mondiale et à la crainte d'une montée des tensions entre la Turquie et la Syrie.

Vers 13H15 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre lâchait 46 cents à 91,38 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché pâtit des inquiétudes sur l'économie mondiale", selon Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

En Europe, "nous assistons toujours aux sagas de la Grèce et l'Espagne se débattant avec la crise de la dette, auxquelles se sont ajoutées ce week-end des manifestations contre les mesures d'austérité au Portugal", a-t-il souligné.

En Chine, "une croissance plus faible semble se confirmer", avec notamment "une baisse des importations de pétrole", a ajouté l'expert.

Selon les analystes de Commerzbank, Pékin a importé 20,1 millions de tonnes de brut en septembre, soit 4,9 millions de barils par jour.

"C'est certes 9% de plus qu'un mois auparavant mais les importations en août s'étaient alors établies à leur plus bas niveau depuis 22 mois et cela reste bien en dessous des niveaux du premier semestre", ont-ils remarqué.

Parallèlement, "les signes en provenance des Etats-Unis continuent d'être mitigés", a souligné M. Lipow, notant que si les ventes au détail avaient nettement augmenté aux Etats-Unis en septembre, l'activité manufacturière de la région de New York était ressortie en recul pour le troisième mois d'affilée.

La baisse des prix étaient toutefois limitée par "l'hostilité croissante observée à la frontière entre la Turquie et la Syrie", a noté M. Lipow.

Depuis le bombardement le 3 octobre du village frontalier turc d'Akçakale par des tirs venus de Syrie, l'armée turque répond coup pour coup aux tirs syriens qu'elle attribue aux troupes fidèles au président Bachar al-Assad.

Signe d'une tension accrue, les deux pays ont fermé ce week-end leur espace aérien respectif aux vols civils de leur voisin.

jum/sl/lor

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