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Le Parlement israélien s'apprête à convoquer des élections en janvier

15/10/2012 11:58 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST

Le Parlement israélien s'apprêtait lundi soir à voter sa dissolution dans la perspective des législatives anticipées, qui devraient avoir lieu le 22 janvier, pour lesquelles le Premier ministre Benjamin Netanyahu part grand favori dans un climat de tensions régionales.

Les députés ont commencé à examiner dans l'après-midi un projet de loi de dissolution de la chambre, suivant une procédure "accélérée", dès l'ouverture de la nouvelle session parlementaire.

Ce texte, qui fixera la date du scrutin anticipé, devrait être adopté tard en fin de soirée en séance plénière, à l'issue de trois lectures. Une majorité absolue de 61 députés sur 120 est nécessaire.

Selon les commentateurs, la dissolution de la Knesset (Parlement) devrait être votée sans obstacle, après que le gouvernement a approuvé dimanche la proposition de M. Netanyahu de tenir les élections le 22 janvier.

"Je demande à la chambre de tenir les élections le mardi 22 janvier 2013", a dit M. Netanyahu à la tribune.

"Dans moins de 100 jours, le peuple d'Israël décidera qui le dirigera face aux plus grands défis que nos ayons connus en termes de sécurité depuis la fondation de l'Etat, et qui le conduira face à la pire crise économique que le monde ait connue depuis 80 ans", a-t-il ajouté.

M. Netanyahu s'est déjà présenté comme le seul garant de la sécurité d'Israël face à l'Iran, aux "bouleversements" régionaux et à la crise économique mondiale.

"Celui qui minimise le danger qu'un Iran nucléaire pose à Israël ne mérite pas de diriger le pays ne serait-ce qu'un seul jour", a-t-il déclaré aux députés. "Aujourd'hui, nous avons les capacités d'agir contre l'Iran et ses satellites, des capacités que nous n'avions pas auparavant", a averti le Premier ministre sans autre commentaire.

M. Netanyahu a justifié sa décision d'avancer la date des élections, qui auraient dû normalement avoir lieu dans un an exactement, en expliquant qu'il n'était pas en mesure de faire adopter par sa majorité actuelle un projet de budget d'austérité pour 2013.

Selon deux sondages publiés en fin de semaine dernière, la coalition de droite formée par le Likoud, le parti du Premier ministre, et par des formations religieuses et ultra-nationalistes, forte de 66 députés, creuse l'écart face aux partis d'opposition du centre, de gauche et arabes. Elle est créditée de 68 sièges contre 52 dans une enquête du quotidien Haaretz.

Selon deux sondages publiés en fin de semaine dernière, la coalition de droite formée par le Likoud, le parti du Premier ministre, et par des formations religieuses et ultra-nationalistes, forte de 66 députés, creuse l'écart face aux partis d'opposition du centre, de gauche et arabes. Elle est créditée de 68 sièges contre 52 dans une enquête du quotidien Haaretz.

M. Netanyahu a toutefois subi un sérieux revers ce week-end avec le départ inattendu d'un des piliers du Likoud.

Moshé Kahlon, le ministre le plus populaire, a provoqué un coup de théâtre en annonçant qu'il se retirait de la vie politique. "J'ai décidé de faire une pause et de ne pas me présenter", a affirmé dans une lettre ouverte M. Kahlon, le ministre des Communications et des Affaires sociales.

M. Kahlon était arrivé en tête des candidats à la députation du Likoud lors des précédentes primaires du parti en 2006.

Depuis son entrée au gouvernement, sa popularité n'a cessé de grimper grâce à sa politique d'ouverture du marché des téléphones portables qui s'est traduite par une concurrence exacerbée entre différents opérateurs et une baisse spectaculaire des tarifs pour les particuliers.

M. Kahlon n'a pas expliqué les raisons de son geste. Mais selon les médias, son retrait serait motivé par le refus de Benjamin Netanyahu de lui promettre le poste de ministre des Finances en cas de victoire électorale.

D'origine sépharade (juive orientale), M. Kahlon s'est donné une image de ministre "social" en se prononçant par exemple contre le projet de budget 2013 lors d'un vote au sein du gouvernement.

Selon le commentateur politique de la radio publique Hanan Crystal, cette défection constitue un "coup dur" pour Benjamin Netanyahu.

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