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Le conflit en Syrie menace la paix mondiale, dit Brahimi en visite à Bagdad

15/10/2012 12:40 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST

Le médiateur international pour la Syrie Lakhdar Brahimi a affirmé lundi lors d'une visite en Irak, quatrième étape d'une tournée régionale, que le conflit en Syrie représentait "un danger pour la paix dans le monde".

A l'issue de ses entretiens avec le Premier ministre Nouri al-Maliki, le président Jalal Talabani et le chef de la diplomatie Hoshyar Zebari, M. Brahimi a déclaré à la presse qu'il avait "discuté de la Syrie, de ses multiples problèmes et du danger que cela représente pour le peuple syrien, les voisins de la Syrie et la paix dans le monde".

M. Maliki, de son côté, a "appelé à des mesures rapides de façon à préserver la vie des frères syriens, et aussi maintenir la sécurité et la stabilité de la région", a indiqué son bureau.

"L'Irak soutient tous les efforts de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe (...) pour parvenir à une solution politique à la crise", a-t-il ajouté.

L'Irak, pays voisin de la Syrie, se garde d'appeler au départ du président syrien Bachar al-Assad, préférant demander la fin des combats entre rebelles et soldats.

M. Brahimi a par ailleurs démenti qu'il envisageait de demander le déploiement d'une force de maintien de la paix en Syrie, comme l'avait affirmé un dirigeant de l'opposition syrienne.

"Je ne sais quelle est l'origine de cette information. Elle n'émane certainement pas de moi", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Quelques heures plus tôt, Ahmad Ramadan, chef du bureau d'information du Conseil national syrien (CNS), principale instance de l'opposition, avait indiqué à Doha que M. Brahimi envisageait le déploiement d'une telle force.

"L'une des idées envisagées, dans le cadre d'une initiative politique, est le déploiement de forces de maintien de la paix, mais cette question est encore à l'étude", avait affirmé à l'AFP ce responsable.

M. Brahimi venait de Téhéran où il a appelé les dirigeants iraniens, des alliés du régime syrien, "à aider pour la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu en Syrie durant l'Aïd al-Adha, l'une des fêtes les plus sacrées célébrées par les musulmans dans le monde", selon un communiqué de son porte-parole.

Cette fête, qui couronne les rites du grand pèlerinage musulman à La Mecque en Arabie saoudite, devrait être célébrée cette année du 26 au 28 octobre.

M. Brahimi, mandaté par la Ligue arabe et l'ONU pour aider à trouver une issue au conflit en Syrie entré lundi dans son 20e mois, a entamé une nouvelle tournée régionale le 10 octobre en Arabie saoudite. Il s'est rendu également en Turquie dont les relations avec le voisin syrien sont exécrables.

Il a ajouté que la prochaine étape de sa tournée serait l'Egypte. Selon une source au sein de la Ligue arabe, il devrait arriver au Caire lundi soir.

Dans un entretien exclusif à l'AFP mardi dernier, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait annoncé que M. Brahimi allait aussi "se rendre à Damas bientôt".

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