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Le bénéfice de la banque américaine Citigroup dépasse les attentes des analystes

15/10/2012 01:31 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - La banque américaine Citigroup a dévoilé lundi des résultats financiers supérieurs aux attentes pour son plus récent trimestre, en excluant une importante perte liée à ses activités de courtage au détail et d'autres éléments non récurrents.

Le bénéfice net s'est établi à 3,3 milliards $ US, en ne tenant pas compte des éléments extraordinaires, soit 1,06 $ US par action, alors que les analystes interrogés par FactSet attendaient plutôt un bénéfice comparable de 96 cents US par action.

Après les charges spéciales, les revenus ont atteint 19,4 milliards $ US, contre des attentes de 18 milliards $ US.

La banque a inscrit à ses résultats une dépréciation de 4,7 milliards $ pour la vente de sa participation dans la maison de courtage au détail Morgan Stanley Smith Barney à un montant moindre que celui espéré. En incluant cet élément et d'autres charges non récurrentes, le bénéfice net s'est établi à 468 millions $ US et les revenus se sont chiffrés à 14 milliards $ US.

Sans ces charges spéciales, le bénéfice net et les revenus affichent une croissance par rapport aux résultats de la même période l'an dernier, ce qui n'est pas le cas lorsqu'elles sont prise en compte. Les revenus des activités de prêts de la banque d'investissement ont reculé, tandis que ceux des opérations sur actions et obligations ont progressé.

Les résultats de Citigroup ont aussi profité du marché hypothécaire. Les revenus des activités bancaires de détail ont grimpé de 35 pour cent, essentiellement grâce aux hypothèques.

Au pire de la crise financière de 2008, les prêts hypothécaires étaient une plaie pour plusieurs banques. Des institutions comme Wachovia et Bear Stearns se sont même écroulées sous le poids de leurs prêts risqués ou sous celui des titres exotiques adossés à des actifs hypothécaires sur lesquels elles avaient misé.

Malgré tout, Citigroup n'est pas aussi enthousiaste que ses pairs quant à la reprise du marché de l'habitation. Vendredi, les patrons des banques Wells Fargo et JPMorgan Chase ont estimé que ce marché avait franchi une étape. Mais lundi, le directeur financier de Citigroup n'en était pas si certain.

Lors d'une conférence téléphonique avec des analystes à la suite de la publication des résultats, John Gerspach a rappelé que l'histoire récente était parsemée de reprises du marché immobilier qui s'étaient avérées temporaires.

Selon lui, malgré quelques signes de stabilisation du marché immobilier, il reste «encore quelques défis plutôt significatifs à surmonter». Il a notamment estimé que certaines incertitudes persistaient, comme le résultat de l'élection présidentielle et l'ombre du budget fédéral.

«Je n'utilise pas d'expressions comme 'franchir une étape'», a indiqué M. Gerspach, en référence aux déclarations faites par le patron de JPMorgan, Jamie Dimon, et le directeur financier de Wells Fargo, Tim Sloan. «J'ai quelques fois de la misère à voir les étapes, alors je ne suis pas certain de l'étape qui pourrait avoir été franchie.»

«Je me demande encore si notre économie est assez forte pour continuer à soutenir le marché de l'habitation», a-t-il ajouté.

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