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Investissements en France: aucune arrière-pensée politique selon le Qatar

15/10/2012 10:06 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST

Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, a affirmé lundi que son pays n'avait aucune arrière-pensée politique en réalisant des investissements en France.

"Le Qatar n'a pas de grande ambition politique (...) et quand il investit en France, c'est sans dessein politique", a affirmé cheikh Hamad interrogé lors d'une conférence de presse à Doha avec son homologue libanais Najib Miqati.

"Nous ne cherchons qu'à investir et nous ne faisons rien sans coordination avec la partie française", a encore assuré le responsable du Qatar, disant que son pays avait mis en place pour cela un "fonds d'investissement public".

L'ambassadeur du Qatar à Paris, Mohamed Jaham Al-Kuwari, a estimé qu'il serait "dommage" que des "calculs partisans" sapent les perspectives d'échanges entre la France et le Qatar, dans une tribune mercredi au quotidien Le Monde.

"Il serait dommage que des calculs partisans privent ces nations d'une telle occasion d'échanges dont les perspectives s'annoncent aussi fructueuses dans l'avenir pour les deux pays", a écrit l'ambassadeur revenant sur la polémique déclenchée en France par les projets d'investissements de son pays.

Le président François Hollande a indiqué jeudi qu'un fonds d'investissement franco-qatari sera "créé auprès de la Caisse des dépôts" pour investir dans les banlieues et le reste du territoire français.

"Le Qatar veut investir dans nos banlieues, sur nos territoires ? Très bien, acceptons cette offre, cette proposition, mais nous le ferons ensemble", a déclaré François Hollande lors d'un entretien accordé à RFI/TV5Monde et France24 depuis l'Elysée.

"Ce n'est pas un pays qui va choisir le talent, l'entreprise, qu'il veut soutenir", a insisté le chef de l'Etat rappelant que le Qatar avait fait part de son intention d'investir en France avant son élection.

Le Qatar s'intéresse depuis fin 2011 aux banlieues françaises, auxquelles il voulait dédier à l'origine un fonds de 50 millions d'euros. Le gouvernement français a donné son feu vert et souhaite que de l'argent privé et public s'ajoute au financement qatari.

Des membres de l'opposition UMP ont demandé une commission d'enquête parlementaire sur les investissements du Qatar en France, où ce pays est propriétaire du club de football professionnel de la capitale, le Paris-Saint-Germain.

fb/mh/sw

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