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Face à l'incertitude sur la demande, le pétrole est quasi stable à New York

15/10/2012 03:14 EDT | Actualisé 15/12/2012 05:12 EST

Les cours du pétrole ont clôturé presque à l'équilibre lundi à New York, les investisseurs étant tiraillés entre les bons chiffres sur les ventes au détail aux Etats-Unis et les craintes pour la demande mondiale de brut.

Le baril de référence pour livraison en novembre a lâché 1 cent, à 91,85 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Après avoir passé presque toute la séance en baisse, descendant jusqu'à 89,79 dollars, les prix du brut ont regagné en fin de journée le terrain perdu "dans le sillage des places boursières new-yorkaises", selon Robert Yawger, de Mizuho Securities.

Les cours du pétrole "cherchaient une direction" et "les très bonnes ventes de détail aux Etats-Unis" ont soutenu le marché, a-t-il expliqué.

Elles ont précisément augmenté en septembre de 1,1% par rapport au mois précédent, suscitant l'attente d'un soutien accru des consommateurs à la croissance économique du pays d'ici à la fin de l'année.

Les prix du brut ont aussi été maintenus par "les craintes géopolitiques au Moyen-Orient" et en particulier "la situation en Iran", a ajouté l'analyste.

L'Union européenne a en effet renforcé lundi l'arsenal de ses sanctions financières et commerciales contre ce pays, tentant de pousser Téhéran à reprendre les négociations sur son programme nucléaire controversé.

Les courtiers continuaient par ailleurs d'observer les tensions à la frontière entre la Turquie et la Syrie, déclenchées par le bombardement début octobre du village frontalier turc d'Akçakale par des tirs venus de Syrie.

Mais le marché restait tiré vers le bas par "les inquiétudes sur l'économie mondiale" et les possibles conséquences sur la demande de brut, selon Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

En Europe, "nous assistons toujours aux sagas de la Grèce et l'Espagne se débattant avec la crise de la dette, auxquelles se sont ajoutées ce week-end des manifestations contre les mesures d'austérité au Portugal", a-t-il souligné.

En Chine, les importations de pétrole ont certes augmenté de 9% en septembre par rapport au mois d'août mais elles "restent bien en-dessous des niveaux du premier semestre", selon les experts de Commerzbank.

Ceci semble confirmer les estimations de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui a annoncé en fin de semaine dernière la baisse de ses prévisions de croissance de la demande de brut jusqu'en 2016, du fait de la dégradation des conditions économiques mondiales.

jum/sl/sam

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