Quand le noir et la pop font Lescop (ENTREVUE/VIDÉO)

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Lescop. (Crédit photo: Label Pop Noire)
Lescop. (Crédit photo: Label Pop Noire)

Lescop, vous connaissez? Le nom ne vous dit peut-être que très peu, mais il fera bien rapidement écho dans votre tête...et vos oreilles! En effet, l'auteur-compositeur-interprète Mathieu Lescop a fait sensation chez nos voisins français à la rentrée automnale. Et il n'y a pas à dire, la sortie de son album au Québec risque bien fortement de créer le buzz chez nous.

Appréhension et pression à l'idée de lancer son album éponyme ici? « Aucune en fait! », affirmait-il en entrevue, confiant. « La pression, je l'ai davantage au moment où je travaille sur l'album. Maintenant et bien, je sais ce à quoi il ressemble! Je l'assume. Je le défends. Et je suis surtout bien content de le défendre, donc il y a plus de plaisir que de pression. » L'ancien membre du groupe rock français des années 90, Asyl, était prêt à faire les compromis nécessaires pour se jeter dans une nouvelle aventure musicale. Même si la cassure avec sa formation initiale n'a pas été facile, l'artiste avoue qu'il était simplement rendu là et qu'il y voyait alors un attrait que de sauter dans l'inconnu.

La musique de Lescop se veut un contraste désenchanté de paroles sombres et des mélodies dansantes. « Je ne voulais pas de ton sur ton et je crois que c'est important de faire des contrastes de manière générale en art. C'est comme si un peintre prenait une toile et qu'il la peignait en blanc... », racontait-il. Ce projet, clairement orienté vers le new wave, en ravira plus d'un par ses airs accrocheurs, oui pop, mais loin d'être bonbon.

Entre la France et la Angleterre

Dès la première écoute de de ses chansons, on renoue avec des artistes comme Indochine ou Étienne Daho sur la scène musicale française et l'on se rappelle également New Order, Depeche Mode et quelques groupes britanniques des années 80. Lescop ne s'en cache pas, il a baigné dans cette musique. L'artiste conserve tout de même une forte attache à sa langue maternelle. « J'aurais bien aimé naître à New York ou à Manchester, mais je suis né en France. Tout ce que je peux donc faire, c'est de raconter qui je suis, ce qui vient de moi. Lescop, c'est un projet autobiographique et ce qui compte, c'est surtout ce préfixe ''auto''... Il faut que ça vienne de moi! »

Les situations troubles se retrouvent au centre de son écriture, au centre de ses inspirations. Ces textes traitent de petites et grandes obsessions, des rapports humains parfois douloureux. De là, l'idée d'une trame pop « qui est une bonne façon de simplifier ce qui est trouble », expliquait-il.

Le disque de Lescop sera officiellement proposé aux Québécois ce mardi, alors qu'il se produira le même soir à la Société des arts technologiques (SAT) dans le cadre du festival OhhLaLA!. Cet événement fait la promotion de musique purement francophone dans quatre villes nord-américaines; Los Angeles, San Francisco, New York, et nouvellement cette année, Montréal. Alors qu'il se promènera aux quatre coins du globe au cours des prochains mois, il sera aussi possible de découvrir l'un de ses plus récents textes, puisqu'il a co-signé un titre sur le prochain album d'Indochine.

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