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Brahimi envisage une force de maintien de la paix en Syrie (opposition)

15/10/2012 04:23 EDT | Actualisé 14/12/2012 05:12 EST

Le médiateur international Lakhdar Brahimi envisage le déploiement d'une force de maintien de la paix en Syrie, a affirmé lundi à l'AFP un responsable du Conseil national syrien (CNS), principale instance de l'opposition, qui a entamé lundi des réunions au Qatar.

"L'une des idées envisagées, dans le cadre d'une initiative politique, est le déploiement de forces de maintien de la paix, mais cette question est encore à l'étude", a affirmé Ahmad Ramadan, chef du bureau d'information du CNS.

Il a précisé que M. Brahimi, en tournée régionale pour chercher une issue au conflit syrien entré lundi dans son 20e mois, avait rencontré ce week-end en Turquie des représentants du CNS.

Le Premier ministre du Qatar, Hamad Ben Jassam Al-Thani --dont le pays avait fait une proposition, restée sans suite, pour le déploiement d'une force arabe en Syrie-- a estimé que la force de maintien de la paix devrait être armée.

"Une mission sans un armement conséquent ne pourra pas s'acquitter de sa tâche. C'est pourquoi, elle doit avoir assez d'effectifs et d'armes", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse avec son homologue libanais, Najib Miqati, en visite à Doha.

"Qu'il s'agisse d'une force arabe ou de l'ONU, l'essentiel est de mettre fin aux tueries", a-t-il ajouté, indiquant qu'il faudrait attendre les résultats des entretiens de M. Brahimi avec les Syriens pour envisager "des mesures concrètes".

Cheikh Hamad a exhorté le pouvoir syrien à "prendre une décision courageuse pour arrêter l'effusion de sang et répondre à la volonté du peuple syrien".

Le secrétariat général du CNS, qui regroupe 35 personnes, a entamé lundi à Doha des réunions, sous la présidence de son chef Abdel Basset Sayda, pour "débattre de la situation sur le terrain, de la situation politique et du problème des réfugiés", a indiqué M. Ramadan.

La réunion qui se poursuit mardi doit notamment "évoquer la mise en place de mécanismes pour gérer les zones libérées" par les rebelles en Syrie, selon lui.

Elle doit également "débattre de la restructuration du CNS afin de l'élargir à d'autres courants politiques et représentants de la société civile", a indiqué Louay Safi, un autre membre du secrétariat général.

Selon M. Ramadan, une autre réunion se tiendra le 22 octobre au Qatar et sera élargie à d'autres parties de l'opposition syrienne et à des personnalités indépendantes de l'opposition.

En revanche, une réunion de l'assemblée générale du CNS, initialement prévue le 17 octobre pour renouveler ses instances et tenter de fédérer les autres forces d'opposition, a été reportée au mois de novembre.

L'Assemblée générale du CNS devra notamment désigner un successeur à M. Sayda, un Kurde désigné en juin, qui ne briguera pas un nouveau mandat.

L'opposition syrienne reste très divisée, notamment entre les groupes à l'intérieur du pays et ceux en exil, et le CNS, considéré comme un "interlocuteur légitime" de la communauté internationale, peine à rassembler.

Les grandes puissances qui souhaitent la chute de Bachar al-Assad exhortent régulièrement l'opposition à s'unir pour former un gouvernement transitoire représentatif de toutes les communautés et sensibilités syriennes.

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