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« M. Vaillancourt nie tout », dit la porte-parole du maire

15/10/2012 02:38 EDT | Actualisé 14/12/2012 05:12 EST

Le maire de Laval Gilles Vaillancourt nie catégoriquement les allégations de Lino Zambito au sixième jour de son audition à la commission Charbonneau.

Par la voix de sa porte-parole, Johanne Bournival, M. Vaillancourt affirme qu'il n'a jamais reçu d'argent « de la part de Lino Zambito ou de M. Gendron ou de qui que ce soit ».

En ce qui concerne l'octroi de contrats à Laval, M. Vaillancourt dément une rencontre avec M. Zambito lors de l'ouverture d'un magasin de meubles à Dollard-Des-Ormeaux au cours de laquelle il aurait promis des contrats à l'ex-propriétaire d'Infrabec.

« Ce sont des mensonges. M. Vaillancourt nie tout », a déclaré Mme Bournival, précisant que ces propos le mettaient « hors de lui ».

L'opposition réagit

De son côté, l'opposition à l'Hôtel de Ville de Laval accable l'administration Vaillancourt.

David Decotis, chef du Mouvement lavallois, demande à Québec de suspendre sa contribution à la construction prochaine d'un aréna à Laval, et ce, le temps de faire la lumière sur les allégations de corruption lancées par M. Zambito.

« Nous ne sommes pas surpris, les rumeurs circulent à Laval depuis longtemps à propos de Gilles Vaillancourt. Il était temps que quelqu'un crève l'abcès », a déclaré M. Decotis.

Pour sa part, le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, n'est pas en faveur d'une mise sous tutelle de la Ville de Laval.

« Mettre Laval sous tutelle serait un non-sens d'une façon ou d'une autre, parce que sans Gilles Vailancourt, la Ville peut continuer à fonctionner. On a de hauts fonctionnaires, on est la troisième plus grande ville au Québec », a expliqué M. Bordeleau.

Il estime qu'il n'y a « pas assez de fonctionnaires au ministère des Affaires municipales pour mettre Laval sous tutelle et le temps que ça se fasse, on va arriver à l'élection de l'année prochaine ».

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