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Tunisie: accord sur la tenue des élections le 23 juin

14/10/2012 07:32 EDT | Actualisé 14/12/2012 05:12 EST

TUNIS, Tunisie - Les trois partis de la coalition au pouvoir en Tunisie sont parvenus à un accord prévoyant l'organisation d'élections présidentielle et législatives le 23 juin 2013.

L'accord a été annoncé dans un communiqué commun publié dimanche sur le site du mouvement islamiste "Ennahdha".

Outre Ennahdha, la troïka qui dirige le pays depuis la chute du régime de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali, comprend deux formations de centre-gauche, le Congrès pour la République (CPR) du président Moncef Marzouki et "Ettakatol" ou Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL) du président de l'assemblée nationale constituante (ANC) Mustapha Ben Jaâfar.

L'accord qui doit être soumis à l'approbation de l'ANC, dominée par la troïka, prévoit un second tour de l'élection présidentielle au suffrage universel le 7 juillet.

Sur l'épineux problème du futur régime politique, les trois alliés ont convenu d'un régime mixte qui assure l'équilibre entre les pouvoirs et au sein du pouvoir exécutif.

L'accord sur ce point représente une concession du mouvement islamiste qui plaidait pour un régime parlementaire, alors que ses alliés et une partie de l'opposition réclamaient un régime qui accorde des prérogatives importantes au chef de l'Etat.

Dans le régime transitoire actuel, l'essentiel des pouvoirs est détenu par le chef du gouvernement, l'islamiste Hamadi Jebali, le président Marzouki s'étant vu attribuer la portion congrue.

Mettant fin aux critiques de l'opposition et de la société civile qui leur reprochaient le retard enregistré dans la mise en place d'une feuille de route politique claire avec des dates précises, les trois alliés ont également convenu de la mise sur pied d'une instance électorale indépendante devant présider aux prochains scrutins. Selon le communiqué, les membres de cette instance devront se prévaloir des critères de "neutralité, de loyauté et d'indépendance".

Ils sont tombés d'accord pour appuyer un candidat à la présidence de l'instance électorale, sans en préciser le nom. Parmi les personnalités pressenties, le nom de Kamel Jendoubi, un militant des droits de l'Homme qui avait conduit avec succès la première opération électorale post-Ben Ali, a circulé.

La troïka a aussi convenu de créer une "instance supérieure indépendante de l'audiovisuel".

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