NOUVELLES

Syrie: les faits marquants du conflit dimanche

14/10/2012 12:49 EDT | Actualisé 14/12/2012 05:12 EST

Voici les faits marquants dimanche du conflit en Syrie, où l'émissaire international Lakhdar Brahimi a appelé à un cessez-le-feu tandis qu'un attentat meurtrier a secoué le quartier chrétien de Damas:

--DIMANCHE 21 OCTOBRE--

- L'émissaire international Lakhdar Brahimi lance à Damas un appel "à chaque Syrien" pour une trêve "à partir d'aujourd'hui ou demain" à l'occasion de l'Aïd al-Adha, la fête musulmane du Sacrifice célébrée du 26 au 28 octobre.

M. Brahimi, après sa deuxième rencontre avec le président syrien Bachar al-Assad depuis sa prise de fonction le 1er septembre comme médiateur de la Ligue arabe et de l'ONU, précise qu'il s'agit d'une "initiative personnelle, et non d'un plan détaillé de paix".

Selon l'agence officielle Sana, M. Assad s'est dit devant l'émissaire "ouvert à tous les efforts sincères pour une solution politique à la crise, sur la base du refus de toute ingérence étrangère".

- Un attentat vise pour la première fois le quartier chrétien de la vieille ville de Damas, Bab Touma, faisant au moins 13 morts et 29 blessés, selon Sana qui accuse "un groupe terroriste armé" d'avoir fait exploser une charge sous une voiture devant le commissariat de police.

- Le régime a bombardé Harasta (10 km au nord-est de Damas), les vergers de la ville voisine de Douma, la localité de Zamalka et les villages de la Ghouta, la campagne entourant Damas. D'intenses combats se sont déroulés durant la nuit dans le quartier d'Assali à Damas.

A Alep, une voiture piégée a explosé dans le quartier al-Siriane, faisant des blessés, et plusieurs autres quartiers ont été bombardés avec des combats violents autour de la citadelle. Dans le nord, des combats se poursuivent à Maaret al-Noomane, ville-clef aux mains des rebelles depuis le 9 octobre.

- Au Liban voisin, les obsèques d'un chef de la Sécurité libanaise, bête noire de Damas, tournent en manifestation violente contre le Premier ministre Najib Mikati accusé de couvrir ce "crime", la police tirant en l'air et usant de gaz lacrymogènes.

Des milliers de personnes sont venues saluer la mémoire du général Wissam al-Hassan, chef des services de renseignements de la police, tué vendredi dans l'explosion d'une voiture piégée.

- A Paris, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius juge "probable" l'implication de Damas dans l'attentat de vendredi à Beyrouth.

"C'est probable (...) On ne sait pas encore qui est derrière (l'attentat) mais tout indique que c'est le prolongement de la tragédie syrienne", déclare M. Fabius sur Europe 1 et I-télé, accusant M. Assad "d'essayer d'élargir la contagion" du conflit dans les pays voisins de la Syrie.

doc/sw

PLUS:afp