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Syrie: le gouvernement aurait utilisé des bombes à sous-munitions

14/10/2012 10:38 EDT | Actualisé 14/12/2012 05:12 EST

AMMAN, Jordanie - Le gouvernement syrien aurait récemment utilisé des bombes à sous-munitions, interdites dans la plupart des pays du monde, a accusé dimanche l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch.

Le rapport d'Human Rights Watch se base sur au moins 18 vidéos mises en ligne sur Internet par des insurgés syriens entre le 9 et le 12 octobre, qui montrent des restes de bombes, à l'intérieur ou à proximité des villes de Homs, Idleb et Alep dans le Nord, de la campagne près de Lattaquié, et à proximité de Damas.

Plusieurs de ces villes sont situées sur l'axe routier qui traverse la Syrie du nord au sud, et a été la scène de combats ces derniers jours.

Les bombes à sous-munitions font l'objet de nombreuses interdictions dans le monde. Leur explosion dégage sur une large zone des centaines de projectiles explosifs, qui peuvent constituer une menace pour les populations civiles longtemps après les bombardements.

"Le mépris du gouvernement syrien pour ses civils est évident lorsque l'on voit la campagne aérienne en cours, qui semble désormais inclure des largages de bombes à sous-munitions sur des zones habitées", a dénoncé Steve Goose, directeur de la division Armes de HRW. Il a également appelé la Syrie à "stopper immédiatement l'utilisation de ces armes qui tuent et mutilent sans distinction".

L'organisation ne dispose toutefois pas d'informations concernant d'éventuelles victimes de ces bombes.

Il est très difficile de vérifier de telles allégations en Syrie, où les déplacements de journalistes sont très contrôlés et, et où le gouvernement tient à limiter les informations relatives à la révolte populaire, qu'il met sur le compte d'un complot étranger.

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