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Les bombes à sous-munitions: meurtrières longtemps après leur largage

14/10/2012 05:22 EDT | Actualisé 14/12/2012 05:12 EST

Les bombes à sous-munitions (BASM), qui selon Human Right Watch ont été utilisées par l'armée de l'air syrienne, sont particulièrement meurtrières pour les civils, même longtemps après un conflit.

Un conteneur (bombe, obus, missile, roquette) transportant jusqu'à 650 mini-bombes appelées sous-munitions et largué par voie aérienne ou terrestre (canon, lance-roquettes, véhicules de combat), éjecte les sous-munitions qui se dispersent sur un vaste périmètre et explosent, en principe, à l'impact.

Toutefois, selon Handicap International, de 5% à 40% des sous-munitions n'explosent pas au premier impact, et se transforment de fait en mines antipersonnel, mortelles pour les populations civiles. D'après l'ONG, 98% des victimes sont des civils et 27% des enfants.

Rondes, colorées ou munies d'un ruban rose, les sous-munitions peuvent facilement être confondues avec des rations alimentaires ou des jouets. Elles peuvent se déclencher au moindre contact.

L'Observatoire mondial 2011 des bombes à sous-munitions a estimé entre 58.000 et 85.000 le nombre de personnes tuées ou mutilées dans l'explosion d'une sous-munition depuis 1965.

Selon Handicap International, au moins 440 millions de sous-munitions ont été dispersées dans le monde depuis 1965, dont 383 millions dans trois pays du sud-est asiatique: Laos, Vietnam et Cambodge. Au moins 33 millions d'engins n'auraient pas encore été neutralisés.

Cent neuf Etats - dont la Syrie ne fait pas partie - ont signé ou ratifié la Convention internationale d'interdiction des armes à sous-munitions, adoptée le 30 mai 2008 et entrée en vigueur le 1er août 2010.

Cette Convention interdit totalement la production, le stockage, le transfert et l'utilisation de cette catégorie d'armes et prévoit la destruction des stocks existants.

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