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HRW accuse l'armée syrienne de larguer des bombes à sous-munitions

14/10/2012 05:00 EDT | Actualisé 13/12/2012 05:12 EST

L'armée de l'air syrienne a récemment largué des bombes à sous-munitions près de Maaret al-Noomane, où l'armée est aux prises avec des rebelles tentant de lui couper la route vers Alep (nord), a affirmé dimanche l'ONG Human Rights Watch (HRW).

"Le mépris de la Syrie pour sa population civile transparaît clairement dans sa campagne aérienne, qui inclut maintenant le largage de bombes à sous-munitions mortelles dans des zones habitées", a déclaré Steve Goose, en charge de l'armement au sein de HRW, cité dans un communiqué de l'organisation.

"Les armes à sous-munitions ont été bannies par la plupart des pays et la Syrie devrait cesser immédiatement d'utiliser ces armes aveugles qui continuent à tuer et à mutiler", a-t-il ajouté.

HRW se dit en outre "très inquiète" après avoir consulté des vidéo montrant des hommes et des enfants manipulant des sous-munitions non explosées "au risque de leur vie", rappelant que ces sous-munitions sont armées et peuvent exploser au moindre contact ou mouvement.

Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme basée à New York, ces armes ont été utilisées dans les provinces d'Idleb (nord-ouest), Alep, Homs (centre) de Lattaquié (sur la côte) et Damas.

Le 9 octobre, un hélicoptère "a largué une bombe qui, pendant sa chute, s'est ouverte en deux et a libéré de plus petites bombes", a ainsi témoigné un habitant de Taftanaz, dans la province d'Idleb, cité par HRW.

"J'ai entendu une (première) explosion. Et une fois les sous-munitions libérées, plusieurs explosions" ont suivi, a-t-il ajouté.

La Syrie n'a pas ratifié la Convention sur les armes à sous-munitions, adoptée par 107 Etat en 2008, qui interdit la production, le stockage, le transfert et l'utilisation de cette catégorie d'armes et prévoit la destruction des stocks existants.

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