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Damas sur plusieurs fronts

14/10/2012 09:16 EDT | Actualisé 14/12/2012 05:12 EST

L'armée syrienne tente de reprendre aux rebelles des positions clés alors que ses relations avec la Turquie voisine s'enveniment.

Dans le nord, l'armée a lancé dimanche une contre-attaque pour reprendre des positions clés aux insurgés. Elle tentait aussi de repousser une offensive des rebelles contre la plus importante base militaire de la province d'Idleb, affirme une ONG syrienne.

L'aviation a largué plusieurs bombes sur Maaret Al-Noomane, aux mains des rebelles depuis le début de la semaine.

La prise de ce point stratégique entre Damas et Alep a permis aux rebelles de freiner l'acheminement des renforts militaires vers la métropole du nord.

Par ailleurs, les violences se poursuivent ailleurs au pays. À Homs, des hommes armés ont ouvert le feu sur un autocar transportant des ouvriers faisant quatre morts et huit blessés, selon ce que rapporte un responsable sous couvert de l'anonymat.

L'agence de presse officielle SANA fait de con côté état d'un attentat-suicide dans un faubourg de Damas. Un kamikaze a projeté son véhicule piégé contre un café, causant de dégâts, mais pas de victime.

Des bombes à sous-munitions employées en Syrie, selon HRW

L'ONG Human Rights Watch (HRW) accuse les autorités syriennes d'utiliser des bombes à sous-munitions mortelles dans des zones habitées lors des raids aériens.

Steve Goose, responsable de l'armement au sein de l'organisation, précise que « les armes à sous-munitions ont été bannies par la plupart des pays et la Syrie devrait cesser immédiatement d'utiliser ces armes aveugles qui continuent à tuer et à mutiler ».

L'ONG basée à New York indique que ces armes ont été utilisées dans les provinces d'Idleb, Alep, Homs, Lattaquié et Damas.

Les relations entre Damas et Ankara s'enveniment

Les autorités syriennes font face à une autre crise avec leur voisin turc. Damas interdit désormais aux appareils civils turcs de survoler son territoire.

Le ministère syrien des Affaires étrangères précise qu'il s'agit d'une mesure de représailles contre la Turquie qui a décrété une interdiction similaire.

Les autorités turques ont déclaré qu'elles intercepteraient tous les avions civils syriens soupçonnés de transporter des armes destinées au régime du président Al-Assad.

Jeudi, un avion de ligne syrien en provenance de Moscou a été intercepté par la Turquie, qui a confisqué une partie de sa cargaison jugée suspecte.

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