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Bahreïn: le roi prône le dialogue, veut criminaliser les atteintes à l'unité du pays

14/10/2012 12:39 EDT | Actualisé 14/12/2012 05:12 EST

Le roi de Bahreïn a assuré dimanche que son régime restait ouvert au dialogue avec l'opposition pour règler la crise politique dans le pays, tout en demandant au Parlement de "criminaliser tout ce qui nuit à l'unité" du royaume.

"La porte du dialogue reste ouverte à tous", a déclaré cheikh Hamad Ben Issa Al-Khalifa dans un discours à l'ouverture de la nouvelle année parlementaire, tout en mettant en garde l'opposition contre le recours à la violence pour obtenir des acquis politiques.

"Les revendications ne peuvent pas être obtenues par la force et la violence mais par le dialogue et l'entente nationale", a ajouté le souverain, en allusion aux manifestations anti-gouvernementales quasi-quotidiennes, animées par l'opposition chiite qui réclame une monarchie constitutionnelle.

"Nous refusons la grave escalade dans la rue", a-t-il martelé, déplorant que "la démocratie soit exploitée pour faire aboutir des revendications par la violence et le terrorisme".

Le roi a dans ce contexte demandé aux deux chambres du Parlement d'envisager "la promulgation des législations nécessaires pour criminaliser, avec fermeté, tout ce qui nuit à notre unité et à la sécurité de la population".

Plus tôt dans la journée, le principal groupe de l'opposition chiite, Al-Wefaq, avait déploré "l'absence de crédibilité" dans les déclarations répétées du pouvoir sur sa disposition au "dialogue".

Le groupe s'est exprimé après la convocation de son chef, cheikh Ali Salmane, par la police bahreïnie qui l'a interrogé dimanche matin sur des questions "confessionnelles et de sécurité" évoquées lors d'une récente visite en Egypte.

Le Wefaq est le principal groupe de l'opposition à Bahreïn, pays secoué depuis l'an dernier par un mouvement de contestation, animé par des chiites qui réclament une monarchie constitutionnelle dans ce petit royaume du Golfe à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), 80 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la révolte.

Le ministère bahreïni de l'Intérieur a affirmé pour sa part que 700 personnes avaient été blessées, parmi lesquelles des officiers de police.

bur/tm/cco

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