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Tyler Hamilton pointe l'UCI

13/10/2012 03:29 EDT | Actualisé 13/12/2012 05:12 EST
AP
FILE - In this July 1, 2004 file photo, cyclist Tyler Hamilton, of the United States, speaks prior to training with his teammates in Liege, Belgium. Hamilton's tell-all book about Lance Armstrong and doping in cycling will be released two weeks earlier than originally planned. "The Secret Race: Inside the Hidden World of the Tour de France: Doping, Cover-ups, and Winning at All Costs," is now scheduled for release Sept. 5. (AP Photo/Peter Dejong, File)

Tyler Hamilton a affirmé vendredi sur CNN que l'Union cycliste internationale (UCI) savait qu'Armstrong avait échappé à un contrôle positif en 1999.

L'Américain s'en était sorti grâce à une ordonnance antidatée de cortisone, rappelle Hamilton.

« L'UCI savait ce qui s'était passé, ils ont laissé passer cette prescription antidatée », a expliqué l'ancien coéquipier d'Armstrong.

Hamilton est un des 11 anciens équipiers de Lance Armstrong dont les témoignages ont incité l'Agence américaine antidopage à suspendre à vie le vainqueur du Tour de France.

« Je mentais depuis mon test positif en 2004, a expliqué Hamilton sur CNN. En partie pour continuer avec l'omerta, la loi du silence en vigueur. C'est une sorte de mafia, c'est un groupe puissant, a-t-il poursuivi. Tu dis quelque chose de travers, et tu n'as plus de contrat pour l'année suivante, aucune autre équipe ne veut te parler. »

Selon Tyler Hamilton, les médecins aidaient les coureurs à esquiver facilement les contrôles pendant le Tour.

« Nous avions de bons médecins dans l'équipe, ils nous disaient ce que nous pouvions prendre, combien de temps nous pouvions en prendre, combien de temps cela resterait dans notre organisme... Si on suivait ces simples règles, on passait 99 fois sur 100 », a-t-il affirmé.

Et en 2012, tout n'est pas réglé, croit l'ancien coureur cycliste.

« J'ai lu des trucs récemment, et je ne pense pas que le cyclisme soit encore totalement préservé, estime-t-il. Il y a encore de la place pour de l'amélioration. »

Hamilton, 41 ans, avait épaulé Lance Armstrong lors de ses trois premières victoires du Tour de France en 1999, 2000 et 2001. Il dit compatir aux malheurs de son ancien coéquipier.

« Je sais que c'est dur. J'ai menti longtemps, très longtemps. Et au bout d'un moment, tu commences à croire à certains de tes mensonges. Il s'est lui-même retrouvé piégé. Je compatis », a-t-il conclu sur les ondes de CNN, vendredi.

White avoue et démissionne

Par ailleurs, Matthew White, ex-coéquipier de Lance Armstrong chez US Postal de 2001 à 2003, a démissionné de son poste de directeur sportif de l'équipe Orica GreenEdge à la suite du rapport publié cette semaine par l'Agence américaine antidopage.

L'Australien a, du coup, admis sa participation à un système organisé de dopage.

« Je suis triste de reconnaître que j'ai fait partie d'une équipe dont la stratégie reposait sur le dopage et que j'ai participé à cette stratégie », a déclaré White.

Ce dernier a aussi fait partie de l'équipe Discovery Channel entre 2006 et 2007, mais n'a jamais participé au Tour de France lors d'une de ses sept victoires dans la Grande Boucle.

« Ce n'est pas quelque chose dont je suis fier et je présente mes excuses aux amateurs de cyclisme, aux médias, à ma famille et à mes proches, ainsi qu'aux athlètes qui ont choisi à cette époque de ne pas se doper », a-t-il ajouté.

White, 38 ans, a aussi quitté son poste de sélectionneur pour les mondiaux et les Jeux olympiques qu'il occupait pour l'Australie.