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Syrie: l'unique camp de déplacés du pays déjà saturé

13/10/2012 02:23 EDT | Actualisé 13/12/2012 05:12 EST

Près de 400 déplacés syriens ont trouvé refuge dans un camp récemment installé près de la frontière avec la Turquie et déjà complet, selon l'organisation libyenne qui l'a financé et se prépare à ouvrir un camp similaire dans la même région du nord-ouest de la Syrie.

Mis en place au cours des deux dernières semaines, le camp de Qah accueille environ 400 déplacés, a indiqué à un journaliste de l'AFP l'un de ses responsables, Chadi Amine.

Ils occupent la totalité des 50 tentes plantées sur un terrain de près de quatre hectares, à environ 3 km de la frontière.

Sous la responsabilité d'un religieux, cheikh Omar Rahmoun, le camp est géré avec le soutien de notables locaux venus notamment du village proche d'Atme, l'une des principales bases arrière de la rébellion contre le régime de Bachar al-Assad dans la province d'Idleb (nord-ouest).

Il est financé par une organisation caritative libyenne, Al-Youssour (basé à Zliten), qui a déjà financé plusieurs projets en Syrie, notamment des distributions d'aide alimentaire pour un montant de 225.000 dollars.

"Nous avons connu les mêmes évènements en Libye, nous sommes arabes et musulmans, nos deux peuples sont les mêmes", a expliqué Abdel Salam Achour, l'un des responsables d'Al-Youssour en visite dans le camp de Qah.

"Nous allons agrandir ce camp", a promis M. Achour, qui a annoncé son intention de mettre en place un autre camp près de la frontière turque, dans la province d'Idleb ou dans la province voisine de Lattaquié (nord-ouest).

"Nous acceptons le soutien de tous les pays, l'aide internationale est la bienvenue, mais nous conserverons la gestion du camp", a-t-il précisé.

Il s'agit du premier camp ainsi organisé dans les territoires sous contrôle de la rébellion, où des milliers de déplacés ne reçoivent aucune aide d'organisations humanitaires internationales et survivent le plus souvent grâce à la solidarité des villageois.

La révolution syrienne suscite un certain soutien dans les pays qui ont connu le "Printemps arabe", en particulier la Libye. Des volontaires libyens, anciens rebelles dans leur pays, combattent aujourd'hui dans les rangs de la rébellion syrienne.

hba/ob/vl

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