POLITIQUE

Une note pour Stephen Harper vante les vertus du transport par oléoduc

13/10/2012 06:45 EDT | Actualisé 13/12/2012 05:12 EST
AP
Canadian Prime Minister Stephen Harper waves as he arrives for the Leaders Meeting at the APEC summit in Vladivostok, Russia, Saturday, Sept. 8, 2012. (AP Photo/Ivan Sekretarev)

OTTAWA - Les entreprises ferroviaires ne sont pas confrontées à des obstacles réglementaires pour le transport de pétrole brut de l'ouest du Canada vers divers marchés, mais les oléoducs — qui sont pour leur part touchés par cette réglementation — demeurent plus efficaces, selon une note préparatoire destinée au premier ministre.

La note soutient que les oléoducs sont «généralement plus efficaces et économiques» pour effectuer le transport «de grandes quantités de pétrole sur de longues distances terrestres».

La note ajoute que les opérateurs d'oléoducs en Amérique du Nord sont confrontés à des «règles strictes» et ont «de manière générale, un bon historique en matière de sécurité».

Le document, daté du 8 février 2011, donne des instructions au premier ministre Stephen Harper sur le potentiel de transport du pétrole brut par chemin de fer vers les ports de la côte ouest, puis en direction des pays de la zone Asie-Pacifique par navire. Le gouvernement fédéral explore diverses options afin d'encourager les exportations de pétrole vers des pays autres que les États-Unis, le plus important partenaire d'affaires du Canada en matière d'énergie.

La Presse Canadienne a obtenu la note, dont plusieurs éditions ont été produites, en vertu de la Loi sur l'Accès à l'information. Sa version révisée est signée par le greffier du Conseil privé, Wayne Wouters, et elle visait à répondre à l'opposition grandissante aux projets de Enbridge (TSX:ENB) et Kinder Morgan.

Ces sociétés souhaitent construire des oléoducs pour transporter le pétrole brut, dont celui issu des sables bitumineux, vers des terminaux portuaires en Colombie-Britannique.

«Bien que le transport ferroviaire puisse faciliter l'accès aux marchés pour les producteurs canadiens, ce mode de transport ne pourrait pas facilement remplacer les 525 000 barils de pétrole qui pourront être transportés quotidiennement par l'oléoduc Northern Gateway, ou les 300 000 barils additionnels quotidiens grâce à l'expansion de l'oléoduc Trans Mountain de Kinder Morgan», lit-on dans le document.