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Plus de 30.000 déplacés dans la cité universitaire d'Alep en Syrie

13/10/2012 03:07 EDT | Actualisé 12/12/2012 05:12 EST

Plus de 30.000 déplacés, dont beaucoup de familles, survivent dans des conditions indignes dans les dortoirs de la cité universitaire d'Alep, métropole du nord de la Syrie en proie à des combats quotidiens depuis près de trois mois, selon un responsable de la cité à l'AFP.

"Près de 30.000 déplacés ayant fui les combats dans leurs quartiers sont répartis sur 18 des 20 unités de la cité universitaire", a affirmé samedi ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Les deux autres unités de la cité sont occupées par les étudiants arabes qui terminent leurs études à l'université malgré les violences et par les infirmières de l'hôpital universitaire d'Alep.

La plupart de ces déplacés interrogés par l'AFP expriment leur angoisse à l'approche de l'hiver: les chambres d'étudiants n'ont pas été conçues pour accueillir autant de monde, et beaucoup de vitres sont brisées.

La cité universitaire se situe à Forkane, dans l'ouest d'Alep, un secteur relativement calme comparé aux autres quartiers en proie à des combats acharnés et quotidiens entre les rebelles et les troupes du président Bachar al-Assad.

Chaque chambre, aménagée pour recevoir au plus deux étudiants, accueille désormais une à deux familles, soit en général cinq à sept personnes, a constaté un correspondant de l'AFP sur place.

Houssam, 28 ans, est installé depuis plus de deux mois dans une petite chambre avec sa femme, sa mère et ses trois enfants, après avoir fui les violences dans son quartier de Seif al-Dawla (sud-ouest), où il tient une supérette.

"Les premiers jours, on est resté dans un hôtel mais cela coûtait bien sûr trop cher. On est est venu ici et je n'ai presque pas entamé mes économies", raconte-t-il, assis dans sa chambre aux vitres brisées, où sont disposés deux lits simples et des couvertures par terre.

"Comment va-t-on faire avec l'approche de l'hiver? Les enfants n'iront pas à l'école et notre situation est très pénible ici", ajoute-t-il.

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