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Dopage - Barry, ancien équipier d'Armstrong: "Je vivais avec un mensonge"

13/10/2012 09:30 EDT | Actualisé 13/12/2012 05:12 EST

Le Canadien Michael Barry, ancien équipier de Lance Armstrong, a dit à l'AFP se sentir "libéré", car il vivait "avec un mensonge", après ses aveux de dopage auprès de l'Agence américain antidopage (USADA) dans le cadre de l'enquête sur l'ancien champion américain.

Q: Vous avez témoigné sous serment avoir utilisé des produits dopants entre 2003 et 2006 (au sein des équipes américaines de l'US Postal puis Discovery Channel) devant l'USADA. Est-ce un soulagement d'avoir parlé ?

R: "Oui, je me sens libéré car je vivais avec un mensonge. J'ai fait des choses que je regrette et c'était difficile de ne pas être honnête avec mon passé. (Le dopage) était un problème épidémiologique dans le cyclisme et la majorité des coureurs se dopaient à cette époque. Moi, je faisais partie d'une génération qui rêvait de devenir professionnelle. Mais ce que j'ai vu en arrivant à ce niveau était loin de tout ça. Aujourd'hui, je ne veux pas qu'un jeune vive ce que j'ai vécu."

Q: Avez-vous déjà vu le septuple vainqueur du Tour de France Lance Armstrong se doper ?

R: "J'ai entendu les histoires le concernant, mais je n'ai jamais vu. Je ne sais pas ce qu'il a fait. Il a choisi d'aller dans une direction, moi j'ai pensé que parler était la bonne chose à faire. Est-ce que d'autres vont avouer dans les semaines à venir ? Je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, regardons vers le futur, changeons cette culture."

Q: Comment le cyclisme actuel va-t-il se servir de ces témoignages accablants recueillis par l'USADA pour avancer ?

R; "Ce sport a changé. Aujourd'hui, les jeunes peuvent courir et gagner sans se doper et c'est super. Je fais partie d'une équipe (Sky) qui a obtenu de nombreuses victoires cette année (première équipe au classement du WorldTour) tout en étant propre. Une chose est sûre, on doit changer la mentalité qui veut que les coureurs soient traités comme des chevaux et j'espère que dans le futur, on arrivera à éloigner les pressions autour du vélo. Pensons à la santé des coureurs."

Q: A travers un calendrier international plus allégé ?

R: "On doit regarder ce calendrier (défini par l'Union cycliste internationale) qui fait que l'on a peu de temps pour se reposer. On doit marquer des points dès janvier et ça s'arrête fin octobre. Les équipes sont obligées d'aller chercher les points, sans cela elles ne continuent pas. On se doit de trouver une solution pour des structures plus stables, avec moins de pression pour elles comme pour les coureurs. De mon côté, si je peux contribuer à changer mon sport, en travaillant notamment avec les agences antidopage, tant mieux."

bl/via/jmt

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