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Stéroïdes contaminés aux USA: première action en justice d'une victime

12/10/2012 05:26 EDT | Actualisé 12/12/2012 05:12 EST

Une victime des stéroïdes contaminés aux Etats-Unis, responsable d'au moins 14 morts des suites de méningite fongique, a entamé cette semaine la première action en justice contre la société de préparation en pharmacie incriminée, selon des documents judiciaires.

Les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont par ailleurs indiqué vendredi avoir enregistré 184 cas dans douze Etats contre 170 recensés dans onze Etats la veille. Le nombre de décès est resté inchangé à 14.

La plaignante, Barbe Puro, de Savage dans le Minnesota (nord), a engagé cette procédure jeudi auprès d'un tribunal fédéral de ce même Etat.

Elle indique dans la plainte avoir eu "des maux de tête et des nausées une semaine après avoir reçu une injection de stéroïde" pour traiter un mal au dos.

La plainte précise que peu après l'apparition de ces symptômes elle a été informée par les autorités sanitaires de la contamination et été pressée de consulter un médecin.

Selon ce document, elle "a effectué des examens médicaux" sans indiquer clairement les résultats de ces tests.

Cette action judiciaire vise la firme New England Compounding Center (NECC), basée dans le Massachusetts (nord-est), seule incriminée dans cette affaire.

Celle-ci a depuis début octobre lancé un vaste rappel de ses produits, cessé ses opérations et rendu sa licence aux autorités sanitaires du Massachusetts.

Quelque 14.000 personnes dans 23 Etats ont pu potentiellement recevoir une injection de stéroïde contaminé, selon les CDC qui ont indiqué en avoir déjà contacté plus de 12.000.

Jusqu'à maintenant les analyses ont identifié 50 doses de stéroïdes infectés.

Le Dr Deborah Autor, une responsable de l'autorité américaine des produits alimentaires et des médicaments (Food and Drug Administration, FDA), avait lancé un appel jeudi devant la presse pour renforcer la réglementation fédérale des sociétés telles que NECC.

Ces dernières, sortes de préparateurs de médicaments, travaillent en principe pour le compte d'un nombre limité de médecins et de cliniques. De ce fait, elles ne sont pas soumises aux mêmes réglementations --plus strictes-- régissant les grands laboratoires pharmaceutiques.

Des élus du Congrès ont indiqué leur intention de présenter des projets de loi pour accroître le pouvoir réglementaire fédéral sur ces sociétés et un sénateur a demandé l'ouverture d'une enquête criminelle.

js/lor

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