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Nord-Mali: l'ONU doit voter sur une intervention militaire

12/10/2012 01:29 EDT | Actualisé 12/12/2012 05:12 EST

NATIONS UNIES, États-Unis - Le Conseil de sécurité des Nations unies devait se prononcer vendredi sur un projet de résolution de soutien à une force militaire sous direction africaine chargée d'aider l'armée malienne à chasser les islamistes armés qui se sont emparés de la moitié nord du pays et en font une plaque tournante du terrorisme lié à Al-Qaïda.

Le président français François Hollande a souligné vendredi lors d'un déplacement au Sénégal que la résolution permettrait de donner un cadre légal à ce que les Africains décideront eux-mêmes d'engager.

Il a souhaité la veille qu'il puisse y avoir une résolution (...) dans les jours qui viennent sur le principe d'une force qui pourrait être déployée si les Africains en décidaient, puis "une autre résolution du Conseil de sécurité pour mettre en oeuvre ce que pourrait être cette force. Il a exclu l'hypothèse d'un veto de la Russie et de la Chine, contrairement à ce qui se passe dans le dossier syrien

M. Hollande a également réaffirmé que la France n'enverrait pas de troupes au sol mais était prête à fournir un appui logistique, matériel, et de formation, dans le cadre de l'intervention militaire envisagée dans le pays.

Le projet de résolution donne 45 jours au secrétaire général Ban Ki-moon pour aider le Mali, la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) et l'Union africaine (UA) à élaborer les plans destinés à récupérer le territoire occupé.

La CEDEAO et le gouvernement malien de transition ont demandé en septembre au Conseil de sécurité d'autoriser une intervention militaire pour chasser les islamistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) mais le Conseil leur a d'abord demandé de présenter un plan concret précisant le détail des options pour une force, et de se coordonner avec les autres pays africains ainsi que l'Union européenne.

Des rebelles touaregs chassés par la suite par les islamistes qui les avaient accompagnés se sont emparés du nord du Mali à la faveur de la déstabilisation du pays par un coup d'État à Bamako (sud) fin mars.

La résolution exhorte les autorités maliennes de transition à négocier aussitôt que possible avec les groupes rebelles qui auront coupé tout lien avec le terrorisme afin de trouver une solution politique durable à la crise. Elle s'inquiète par ailleurs de l'infiltration du nord du Mali par AQMI, des groupes affiliés et autres groupes extrémistes et condamne les abus des droits de l'Homme commis dans le nord du Mali par les rebelles armés, terroristes et autres groupes extrémistes.

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