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McQuaid plaide pour un système plus rigoureux

12/10/2012 12:05 EDT | Actualisé 12/12/2012 05:12 EST

Le président de l'Union cycliste internationale (UCI) a défendu les efforts de son organisation pour attraper les tricheurs après le rapport accablant sur les pratiques de dopage de Lance Armstrong. Et il a affirmé que le système de dépistage doit être plus rigoureux.

Pat McQuaid a refusé de commenter le rapport de l'Agence antidopage américaine (USADA), qui a accusé Armstrong d'avoir mis sur pied un système de dopage systématique.

McQuaid a plutôt désigné les imperfections du système antidopage pour expliquer l'échec des autorités à attraper les athlètes faisant usage de drogues.

« À l'UCI, tout ce que nous pouvons faire, c'est tester et tester encore et envoyer ces tests au laboratoire. Et s'ils sont négatifs, ils sont négatifs, a déclaré McQuaid en marge du Tour de Pékin. Si les athlètes, et pas seulement les cyclistes, peuvent déjouer le système, c'est que le système n'est pas assez rigoureux. »

L'UCI n'a pas encore décidé s'il convient de ratifier la décision de l'USADA et de dépouiller Armstrong de ses sept titres au Tour de France. Le rapport de l'USADA a indiqué qu'Armstrong a réussi à tromper les tests de dopage parce que certains membres du personnel de l'équipe US Postal savaient à l'avance quand les inspecteurs allaient se présenter aux courses.

McQuaid a déclaré qu'il serait inapproprié pour lui de commenter toutes les allégations, au moment où son organisation examine le rapport.

Il a toutefois dit que le système de lutte contre le dopage s'est amélioré depuis l'époque d'Armstrong (1998-2009) analysée par l'USADA. Il est convaincu que l'UCI peut se relever du coup que le rapport a porté au sport et à la réputation de son organisation.

« Le temps nous le dira. Ce n'est pas quelque chose avec lequel nous n'avons jamais composé auparavant. Nous avons eu des problèmes comme ça avant. Nous y avons fait face et nous allons travailler pour le faire encore une fois », a dit McQuaid.

Invité à dire si ce rapport donnera lieu à des changements dans la façon dont l'UCI est dirigée, il a dit : « Nous devons attendre et voir exactement ce qu'il y a dedans. Et s'il y a des choses à apprendre, eh! bien, nous le ferons. »

Le grain de sel de Millar

Une autre secousse, venue d'Écosse celle-là, est venue frapper à la porte de l'UCI.

David Millar, ex-cycliste et dopé repenti, exige de l'organisme qui gère le cyclisme international qu'il puisse rompre les liens avec son ancien président Hein Verbruggen.

Millar estime que McQuaid et l'UCI doivent prendre leurs distances avec l'ancien président. En agissant ainsi, ils accepteraient une partie du blâme et de la responsabilité parce que le phénomène de dopage qui avait cours était évident.

« L'UCI avait toutes les données sanguines, les rapports médicaux, cela faisait partie de la culture du sport et dans les grandes courses la majorité des coureurs étaient dopés. Seule une petite minorité de coureurs obtenaient de bons résultats sans dopage », a dit Millar.

Âgé de 71 ans et actuel président honoraire de l'UCI, Verbruggen a toujours nié l'existence du dopage dans son sport. En mai dernier, il s'était une fois de plus porté à la défense de Lance Armstrong.

« Armstrong ne s'est "jamais dopé. « Jamais, jamais, jamais. Je ne dis pas ça parce que c'est un ami, mais parce que c'est vrai. Je le dis, parce que j'en suis sûr », avait-il déclaré.


AFP et Associated Press

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