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Les décideurs économiques réunis à Tokyo

12/10/2012 07:18 EDT | Actualisé 12/12/2012 05:12 EST

Jusqu'à dimanche, quelque 10 000 personnes assistent au 23e sommet annuel du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) qui se déroule pour l'occasion à Tokyo. L'assombrissement des perspectives mondiales et les tumultes de la zone euro sont au coeur des discussions.

Vendredi, une assemblée plénière regroupant les représentants des 188 États membres des deux institutions était au programme. Leurs dirigeants, respectivement Christiane Lagarde et Jim Yong Kim, ont partagé leur vision de l'économie mondiale. Le FMI et le BM devraient diffuser samedi un communiqué commun axé sur le développement économique, mais en prenant soin de préciser qu'aucune décision majeure ne sera attendue de cette rencontre.

Plus tôt cette semaine, le FMI a donné le ton aux débats entourant ce sommet en révisant à la baisse ses prévisions économiques mondiales pour une deuxième fois depuis avril. Son estimation de la croissance mondiale est passée à 3,3 % pour 2012 et à 3,6 % pour l'an prochain. Pour le Canada, la croissance attendue est de 1,9 % cette année, puis 2 % en 2013.

D'ailleurs, le ministre canadien Jim Flaherty est aussi à Tokyo pour participer à une réunion des ministres des Finances des pays du G7.

Le fléau du chômage

Depuis le début de la crise, il y a quatre ans, 30 millions de chômeurs de plus se sont ajoutés aux 200 millions de chercheurs d'emplois dans le monde, peut-on lire dans un discours du directeur général de l'Organisation internationale du travail, Guy Rider, publié vendredi. Le chômage touche surtout les jeunes de moins de 25 ans, mentionne-t-il. Et même si certains travailleurs ont la chance d'avoir un emploi, ajoute M. Rider, 900 millions d'entre eux sont « incapables de gagner suffisamment de quoi leur permettre d'être au-dessus du seuil de pauvreté de 2 $ par jour ».

Jeudi, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a plaidé pour que la Grèce obtienne plus de temps pour rééquilibrer ses finances publiques, comme ce fut le cas pour le Portugal ou l'Espagne. Elle s'est dite prête à accorder les deux ans de plus que réclame Athènes pour respecter les objectifs de ses créanciers, dont le FMI.

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