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Le pétrole termine dans le rouge à New York, inquiétudes sur la demande

12/10/2012 03:07 EDT | Actualisé 12/12/2012 05:12 EST

Les cours du pétrole à New York ont terminé la semaine dans le rouge, pâtissant vendredi de la révision à la baisse par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) de ses prévisions de croissance pour la demande pétrolière et dans le sillage du baril de brut à Londres.

Le baril de référence pour livraison en novembre a perdu 21 cents à 91,86 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a diminué ses prévisions de croissance de la demande de brut jusqu'en 2016, ne tablant plus que sur une hausse de 1,2% par an en moyenne, au lieu de 1,3% auparavant, du fait de la dégradation de l'économie mondiale.

Les nouvelles projections de l'AIE sont inférieures de 480.000 barils par jour (b/j) pour 2012 et de 930.000 b/j pour 2013 à ses précédentes estimations publiées en décembre dernier, des abaissements significatifs qui sont de nature à aviver les inquiétudes du marché.

"En l'absence d'autres nouvelles majeures", le fait que "les tensions géopolitiques entre la Turquie et la Syrie", qui ont soutenu les prix du brut ces deux derniers jours, "ne se soient pas concrétisées" a aussi fait redescendre un peu la pression, a souligné Bill Baruch, de iiTrader.

Les rapports entre la Turquie et la Syrie sont exécrables depuis que cinq civils turcs ont été tués le 3 octobre par un obus syrien à la frontière. Et la situation restait tendue vendredi après l'interception cette semaine en Turquie d'un avion syrien venant de Moscou.

Les opérateurs ont par ailleurs profité de l'écart important entre les prix du Brent à Londres et ceux du baril de référence à New York, autour des 23 dollars, pour opérer des prises de bénéfices en revendant du pétrole européen. "Cette liquidation massive du Brent a mis beaucoup de pression sur le baril de référence", a remarqué M. Baruch.

Les prix ont aussi reculé "dans le sillage des marchés financiers", a ajouté l'expert.

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