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Galileo: deux nouveaux satellites sur le départ

12/10/2012 10:54 EDT | Actualisé 12/12/2012 05:12 EST

PARIS - PARIS (Sipa) — Une fusée Soyouz doit lancer deux nouveaux satellites du système de radionavigation européen Galileo, vendredi à 18h15 GMT (20h15 à Paris), depuis le pas de tir de Kourou, en Guyane. Ce tir est la seconde étape majeure de la construction du "GPS européen", qui a tardé à voir le jour.

Les deux satellites Galileo-IOV (pour "In-Orbit Validation") de 700 kilogrammes chacun sont placés sous la coiffe protectrice du lanceur russe. Trois heures et 44 minutes après le lancement, ils doivent être en orbite.

L'étage supérieur de la fusée sera allumé 10 minutes et 30 secondes après le décollage afin de propulser les satellites à plus de 23.000 kilomètres de la Terre, sur leur orbite opérationnelle. Au cours de cette phase du trajet, le lanceur se mettra en "mode rôtissoire", précise l'Agence spatiale européenne (ESA), afin d'homogénéiser la température des satellites. Une fois sortis de l'atmosphère terrestre, ils ne sont plus abrités sous la coiffe.

En orbite, ces deux satellites rejoindront les deux premiers de la constellation Galileo lancés il y a un an. Une fois passée la phase de tests, le quartet formera un mini-système de navigation opérationnel. Quatre est en effet le nombre minimum de satellites requis pour donner une position sur Terre.

Avec Galileo, l'Union européenne veut disposer d'un système propre de positionnement par satellites et échapper au monopole du GPS américain, opéré par le Pentagone. Lancé dans les années 90, le projet n'a pourtant été entériné qu'en 2001. De nombreux désaccords entre États membres, en particulier sur son financement, ont retardé son développement.

Ce n'est donc qu'en octobre 2011 que les deux premiers satellites de Galileo ont été lancés. Cette mission était importante à double titre puisqu'il s'agissait aussi du premier tir d'une fusée Soyouz depuis le centre de lancement construit spécialement pour la fusée russe à Kourou.

A terme, d'ici 2020, la constellation Galileo comptera 30 satellites (dont 27 opérationnels et trois de sauvegarde). Le système européen, qui est civil et non militaire, sera compatible avec le GPS américain (24 satellites) et le Glonass russe.

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