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Exclusion du bois dans l'amphithéâtre : Chantiers Chibougameau ne comprend pas

12/10/2012 11:31 EDT | Actualisé 12/12/2012 05:12 EST

La seule entreprise de produits forestiers qui s'était qualifiée pour soumissionner aux travaux de construction de l'amphithéâtre de Québec s'explique mal le choix de la Ville d'écarter ce matériau pour la structure de l'édifice.

Chantiers Chibougamau travaillait depuis des mois avec l'équipe de l'amphithéâtre dans le but d'intégrer le bois dans le concept. Elle assure avoir récemment reçu un avis d'homologation favorable. Cette étape visait à s'assurer de la conformité d'une structure acier-bois avant de passer à l'appel d'offres.

« Mercredi, on était en session de travail avec l'équipe de projet à Québec. Le processus suivait son cours et 24 heures plus tard, l'idée d'envisager le bois tel qu'on l'évoquait depuis des mois a été écartée », déplore Frédéric Verreault, porte-parole de Chantiers Chibougamau.

Les dirigeants de l'entreprise, qui emploie près de 600 personnes à Chibougamau, déplorent cette volte-face.

« Les règles du jeu pour l'appel d'offres ont changé pour réserver le processus aux fabricants d'acier et exclure une alternative bois qui aurait pu s'avérer moins chère », ajoute-t-il.

Échéancier trop serré

Selon l'architecte de l'amphithéâtre, le président de la firme ABCP, François Moreau, l'intégration du bois dans le projet aurait nécessité des négociations avec la Régie du bâtiment du Québec (RBQ).

« Il faut avoir des dérogations pour intégrer le bois parce que c'est un matériau combustible et c'est un bâtiment incombustible », explique-t-il.

Il affirme qu'il aurait fallu trouver des solutions pour contourner le problème, mais le temps manquait. « C'est ce processus-là qui n'est pas enclenché. On avait un échéancier pour les plans et devis qui a été dépassé », ajoute-t-il.

L'architecte croit toutefois que le bois aurait pu s'intégrer dans le projet si le temps l'avait permis.

« Ça aurait probablement été possible, mais au niveau du coût on ne s'est pas rendus assez loin dans les soumissions, on n'a pas eu de prix pour le bois, on n'a pas eu de prix pour l'acier non plus, on ne sait pas ce qui aurait été le moins cher », indique François Moreau.

Rencontre avec Agnès Maltais

Par ailleurs, le maire Régis Labeaume rencontre la ministre responsable de la Capitale-Nationale Agnès Maltais, vendredi. Il devrait être question des plans de l'amphithéâtre.

Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement péquiste a indiqué qu'il était important d'intégrer le bois dans le projet. Le gouvernement a toutefois dit faire confiance aux décisions de l'administration Labeaume.

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