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Etats-Unis: JPMorgan veut rassurer sur les paris de la "baleine de Londres"

12/10/2012 01:01 EDT | Actualisé 12/12/2012 05:12 EST

La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé vendredi un bénéfice "record" et meilleur qu'attendu de 5,7 milliards de dollars au 3ème trimestre et a voulu rassurer sur les paris risqués placés notamment par le trader français Bruno Iksil, surnommé la "baleine de Londres".

Le bénéfice net du troisième trimestre a bondi de 34% sur un an, dépassant les attentes grâce à une hausse du chiffre d'affaires, qui a augmenté de 6% à 25,1 milliards de dollars, a expliqué la banque dans un communiqué.

La banque a aussi signalé que le portefeuille de dérivés de crédits risqués, qui lui avait déjà coûté 6 milliards de dollars, a encore essuyé des pertes d'environ 449 millions de dollars ce trimestre.

La division d'investissement en propre (CIO), à l'origine de ces paris, a fini de déboucler les positions qui lui restaient sur ces contrats, dont le solde est dorénavant aux mains de la division de banque d'investissement, qui a essuyé "une perte modeste" sur ce portefeuille au cours du trimestre.

Le PDG Jamie Dimon a affirmé, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes, "espérer" que les pertes resteraient modestes à l'avenir sur ce qui reste du portefeuille, maintenant en mode de "réduction de risque".

"Il comporte des risques continus comme toutes (nos) positions", a-t-il rappelé, mais "les tests de résistance ont baissé de 20 à 30% depuis la dernière fois que nous en avons parlé".

Ce portefeuille "évolue maintenant dans un intervalle, je ne m'en inquiéterais pas trop pour l'avenir de cette entreprise", a-t-il assuré.

Selon le quotidien New York Times, les autorités américaines utilisent des conversations téléphoniques enregistrées pour monter un dossier pénal sur ces pertes, cherchant à savoir si elles ont été sciemment dissimulées par des anciens employés des bureaux londoniens de la division CIO.

En particulier, le trader français Bruno Iksil, surnommé "la baleine de Londres", en raison de l'énormité de ses prises de positions sur les dérivés de crédits, est visé. Il a été licencié de la firme cet été.

ved/are

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