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Arnold Schwarzenegger signe une autobiographie en forme "d'exemple à suivre"

12/10/2012 12:05 EDT | Actualisé 12/12/2012 05:12 EST

PARIS - PARIS (Sipa) — "Faire de ses handicaps des avantages", "Ne pas avoir de plan B" ou bien encore "Ne jamais rien reprocher à ses parents" sont pour Arnold Schwarzenegger trois des dix règles d'or nécessaires mais pas suffisantes qu'il faut suivre pour réussir dans la vie et transformer ses rêves en réalité.

L'acteur américain et ex-gouverneur de Californie, dont l'autobiographie "Total Recall" est en librairie depuis le 4 octobre, n'a pas montré ses muscles, mais il a détaillé vendredi à Paris avec une inébranlable estime de soi comment sa volonté en acier trempé a été le moteur de son parcours atypique semé de succès retentissants mais également émaillé de quelques zones d'ombre.

Se prêtant de bonne grâce au jeu des questions-réponses avec les journalistes dans un grand hôtel parisien, "Schwarzy" martèle combien à ses yeux il est vital "de pouvoir servir d'exemple" tout en se qualifiant de "modèle de réussite". Tout part, selon lui "d'une vision" qu'il a créée quand à l'âge de 16 ans il a décidé qu'il deviendrait champion de culturisme puis acteur de cinéma, emboîtant le pas de "son modèle", l'acteur britannique Reg Park qui incarnait le héros Hercule dans les péplum spaghetti de Cinécitta.

"Il faut travailler dur pour réaliser ses rêves (...) et avec de la volonté, ça marche", a insisté le quintuple M. Univers, soulignant qu'il lui avait fallu mettre les bouchées doubles, après avoir émigré aux Etats-Unis à l'âge de 21 ans.

Arrivé sur place, il a "pris conscience que le physique ça ne suffisait pas et qu'il fallait aussi se muscler l'esprit", raconte-t-il en détaillant les cours de diction pour se débarrasser de son accent allemand et d'autres cours pour améliorer son anglais. "J'ai bossé 24h/24" , se souvient-il. En toute logique, cela lui a permis de "faire son premier million de dollars" dans l'immobilier non sans avoir au préalable décroché un diplôme en affaires commerciales à l'Université du Wisconsin.

Pour autant, côté coeur, le héros des "Terminator" est beaucoup moins sûr de son fait. Surtout quand il est interrogé sur sa tentative de réconciliation avec son épouse Maria Shriver, laquelle avait demandé le divorce en juillet 2001 après qu'il eu révélé avoir eu un enfant avec une ancienne employée de maison.

"Je ne suis pas voyant", répond-il, "les choses vont plutôt mieux mais je ne sais pas si la réconciliation réussira". Il évoque néanmoins "des années de bonheur" et brosse un portrait dithyrambique de la mère de ses quatre enfants, lesquels sont au passage "tous merveilleux et font de bonnes études".

Au sujet de la course à la Maison Blanche, "Governator" a habilement esquivé une question sur le nom du candidat qu'il soutenait. Il promet qu'il va "suivre de très près les deux prochains débats" entre Barack Obama et Mitt Romney. Se présentant comme un militant pour la refonte du centre sur l'échiquier politique américain, il pointe "l'inefficacité de la polarisation des idées et du bipartisme en politique".

Du coup, il juge que "rien ne se passe à Washington" où "la situation est bloquée". "Il va pourtant falloir que les deux partis (politiques) se rapprochent (...) et que les 'libéraux conservateurs' résolvent les problèmes des gens, sans quoi c'est qu'ils sont irresponsables", tranche-t-il en soulignant que lui n'est pas adepte de la langue de bois, un sport national chez les hommes politiques.

Un sincérité presque touchante, quand il est prié de dire quels bons conseils il pourrait prodiguer au président français pour juguler la crise financière. "Moi, en tant que gouverneur, je n'ai pas réussi à sortir mon Etat de la crise, alors je me garderai bien de donner des conseils à François Hollande"...

- "Total Recall" par Arnold Schwarzenegger (Ed. Presses de la Cité; 657 pages; 22,90 €)

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