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Affaire Armstrong - Millar demande le départ de Verbruggen de l'UCI

12/10/2012 12:28 EDT | Actualisé 12/12/2012 05:12 EST

Le cycliste britannique David Millar a demandé vendredi à l'Union cycliste internationale (UCI) de se séparer de son ancien président Hein Verbruggen, qui y conserve d'importantes fonctions, à la suite des derniers rebondissements de l'affaire Lance Armstrong.

Le septuple vainqueur du Tour de France est accusé par l'Agence américaine antidopage (USADA) d'avoir monté "le programme de dopage le plus sophistiqué de l'histoire", dans les années 1990 et 2000, à une époque où Verbruggen était le patron de l'UCI. Le Néerlandais, âgé de 71 ans, en reste président honoraire et membre du comité directeur.

"L'UCI doit accepter une part de responsabilité car ce qui se passait était évident", a déclaré Millar, 35 ans, lui-même un ancien dopé qui s'est repenti.

"La première étape pour l'UCI est d'écarter Verbruggen. Il n'y a aucun doute là-dessus. L'actuel président Pat McQuaid doit prendre ses distances. Cela s'est passé sous la présidence de Verbruggen et il y a pourtant eu (à l'époque) de nombreux démentis de l'UCI", a-t-il ajouté.

"Il (Verbruggen) était à la tête de l'organisation confrontée au plus gros problème de dopage de l'histoire du sport. Il est toujours là. Il n'a pas à se faire hara kiri. Il devrait simplement admettre que des erreurs ont été commises. Nous avons tous commis des erreurs", a estimé l'Ecossais.

"L'UCI avait toutes les données sanguines, les rapports médicaux, cela faisait partie de la culture du sport et dans les grandes courses la majorité des coureurs étaient dopés. Seule une petite minorité de coureurs obtenaient de bons résultats sans dopage", a-t-il dit.

En mai dernier, Verbruggen avait affirmé à la télévision américaine qu'Armstrong ne s'était "jamais dopé". "Jamais, jamais, jamais. Je ne dis pas ça parce que c'est un ami, mais parce que c'est vrai. Je le dis, parce que j'en suis sûr", avait-il déclaré.

McQuaid a déclaré vendredi que l'UCI étudiait le dossier. "L'UCI l'a reçu il y a deux jours, mille pages, et nos juristes sont en train de l'étudier. Nous avons 21 jours pour donner une réponse", a-t-il dit en marge du Tour de Pékin.

fbx/jr

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