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USA: le bilan de l'épidémie de méningite s'alourdit avec 14 morts

11/10/2012 02:53 EDT | Actualisé 11/12/2012 05:12 EST

L'épidémie de méningite aux Etats-Unis à la suite d'injections de stéroïdes contaminés par un champignon s'est alourdie avec 14 morts, selon un dernier bilan jeudi des autorités sanitaires américaines, qui font état de 170 cas dans onze Etats.

La situation a empiré en l'espace d'une semaine puisque le 6 octobre les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) avaient fait état de 64 cas dont sept décès.

Les CDC ont révisé en hausse le nombre de personnes qui ont reçu ces injections estimé désormais à près de 14.000 dans 23 Etats contre 13.000 initialement, a indiqué lors d'une conférence de presse téléphonique le Dr Todd Weber, un responsable des CDC.

Il a également précisé que les CDC avaient déjà pu contacter 12.000 ou 80% de ces personnes et poursuivraient ses recherches durant les prochains jours.

Le plus généralement les symptômes de méningite apparaissent de une à quatre semaines après l'injection, a précisé le Dr Weber. Mais dans certains cas, cela peut aller jusqu'à plusieurs mois, a-t-il ajouté.

Il a insisté sur l'importance de signaler des symptômes potentiels de la méningite sans attendre car l'infection peut être traitée efficacement si on commence très tôt des anti-fongiques consistant en deux injections.

Le Dr Weber a rappelé que cette rare méningite n'était pas contagieuse.

Le Tennessee (sud) reste l'Etat le plus touché avec 49 cas de méningite fongique enregistré à ce jour dont six décès, suivi du Michigan (nord-est) avec 39 cas, de la Virginie (sud-est) avec 30 cas.

La Floride (sud-est), le Maryland (est), le Minnesota (centre-nord), le New Jersey (nord-est), l'Indiana (nord-est), la Caroline du Nord l'Ohio (nord-est) et désormais l'Idaho ont également signalé des cas.

La méningite est un infection rare responsable de l'inflammation des membranes protectrices qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Elle passe souvent inaperçue et est souvent détectée trop tard, ses symptômes pouvant s'apparenter à une simple grippe au premier abord.

Le traitement requiert un séjour à l'hôpital et des injections intraveineuses anti-fongiques.

Les autorités sanitaires fédérales suspectent un agent contaminant fongique décelé dans un échantillon du produit fabriqué par le New England Compounding center, dans le Massachusetts (nord-est) et ont lancé une enquête dans plusieurs Etats.

L'entreprise productrice des stéroïdes a lancé un rappel de tous ses produits et a interrompu toutes ses activités.

js/are

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