NOUVELLES

États-Unis : des stéroïdes causent une épidémie de méningite

11/10/2012 07:48 EDT | Actualisé 11/12/2012 05:12 EST

L'épidémie de méningite causée par des injections de stéroïdes contaminés a fait au moins 12 morts et 137 malades aux États-Unis depuis septembre, selon le réseau national des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Dix États sont touchés selon le bilan fourni par le CDC dans la nuit de mercredi à jeudi: Floride, Indiana, Maryland, Michigan, Minnesota, New Jersey, Caroline du Nord, Ohio, Tennessee et Virginie.

Des centaines, voire des milliers de patients atteints de maux de dos ont reçu entre juillet et septembre des injections de stéroïdes pouvant être contaminées par une méningite fongique mortelle.

L'Agence américaine du médicament, la FDA, a demandé aux médecins de ne pas utiliser de produits provenant du laboratoire New England Compounding Center of Framingham dans l'État du Massachusetts. Le laboratoire en cause a rappelé 17 676 doses de stéroïdes.

Les stéroïdes contaminés soupçonnés d'avoir provoqué l'éruption de méningite dans le sud des États-Unis ont été livrés dans 75 cliniques de 23 États.

Cette forme de méningite n'est pas contagieuse. Elle se manifeste notamment par de la fièvre, des douleurs dorsales nouvelles ou accrues, une raideur de la nuque, la sensibilité à la lumière, des douleurs croissantes, une rougeur ou un gonflement à l'endroit de l'injection.

Selon des responsables américains, les laboratoires Framingham avaient réglé à l'amiable en 2004 des poursuites liées à la mort d'un homme de 83 ans victime d'une méningite d'un autre type un an et demi après une injection.

Un autre fabricant dont certains propriétaires sont les mêmes que ceux de Framingham, Ameridose, a été accusé cette année par un client de ne pas avoir séparé les produits stériles des autres dans son entrepôt.

Ameridose, basé à Westborough, Massachusetts, a accepté de suspendre certaines opérations par précaution, mais aucune contamination n'a été prouvée, ont déclaré des responsables mercredi.

Le porte-parole des deux sociétés, Andrew Paven, a souligné que leurs dirigeants étaient distincts, de même que leurs processus de fabrication.

PLUS: