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Obama, à Miami, ironise sur le Romney "nouveau, remis à jour"

11/10/2012 04:43 EDT | Actualisé 11/12/2012 05:12 EST

Barack Obama s'en est pris jeudi au recentrage de son adversaire républicain, ironisant sur le "Mitt Romney nouveau, remis à jour", et a promis de disputer avec acharnement la Maison Blanche d'ici à l'élection du 6 novembre.

Devant 9.200 personnes rassemblées à l'université de Miami (Floride, sud-est), M. Obama est revenu à la charge sur le plan de réduction d'impôts de son adversaire républicain, qui favoriserait les plus riches et pèserait sur la classe moyenne selon les démocrates.

M. Romney, lors du premier des trois débats télévisés qui l'avait opposé le 3 octobre à M. Obama, avait démenti que le coût de son plan s'élève à 5.000 milliards de dollars.

"Le gouverneur Romney fait l'article de ce plan depuis près d'un an. Lors de l'un des débats des primaires (républicaines), il a promis fièrement que les nouvelles réductions d'impôts en plus de celles (promulguées par l'ancien président George W.) Bush couvriraient les 1%" des plus riches", s'est exclamé M. Obama.

"Mais on ne le saurait pas en écoutant le Mitt Romney nouveau, remis à jour", a assuré le président. "Après avoir fait campagne pendant un an en assurant qu'il était sévèrement conservateur, Mitt Romney essaie de vous convaincre qu'il était sévèrement en train de plaisanter!"

M. Obama, qui a perdu une grande partie de son avance dans les sondages après le débat lors duquel il a effectué une prestation sans relief, accuse depuis M. Romney de cacher ses véritables intentions.

"Ce qu'il vendait ne marchait pas. Parce que les gens ont compris que ses idées n'aideraient pas la classe moyenne (...) Mitt Romney est désormais pour ce que vous approuvez, quoi que ce soit. D'un coup, il adore la classe moyenne, (...) il adore (le système d'assurance-maladie public) Medicare", a poursuivi M. Obama.

"Le gouverneur Romney fait comme si vous n'aviez pas fait attention depuis un an et demi. Il dira tout ce qui est nécessaire pour essayer de gagner", a encore assuré le président, qui effectuait un déplacement de quelques heures en Floride, un Etat qui avait décidé de l'élection de 2000 et reste potentiellement décisif.

Il a ensuite repris l'essence de son discours en soirée en participant à une réunion de levée de fonds en présence de l'actrice Eva Longoria, et pour laquelle 700 personnes avaient payé au moins 500 dollars l'entrée.

Il y a noté que la théorie défendue par M. Romney était que "de nouvelles réductions d'impôts se rembourseront d'elles-mêmes" grâce à l'augmentation induite de l'activité économique. Mais "c'est exactement ce que nous avons entendu du président Bush" lors des coupes de 2001 et 2003, a-t-il rappelé.

"Nous savons parfaitement que s'il en a l'occasion, le gouverneur Romney signera les politiques économiques défendues par ses alliés au Congrès, dont son colistier qui débattra ce soir" avec le vice-président Joe Biden, a rappelé M. Obama. "Nous ne pouvons pas nous permettre ce genre d'avenir (...) cela ralentira la reprise" économique, selon lui.

Le président démocrate sortant a aussi promis que d'ici à l'élection du 6 novembre, "vous me verrez travailler plus dur que jamais auparavant dans ma vie" pour faire triompher ses idées.

M. Obama avait prévu de regarder à la télévision le débat entre MM. Ryan et Biden depuis son avion Air Force One, pendant le vol entre Miami et Washington, selon son équipe.

tq/bdx

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