DIVERTISSEMENT

Nouveau spectacle : Mes Aïeux offre un Tour du printemps ensoleillé

11/10/2012 01:49 EDT | Actualisé 11/10/2012 01:49 EDT
Marie-Josée Roy

Le groupe Mes Aïeux effectuait un grand retour sur la scène montréalaise, mercredi soir, à l’occasion de la première de son nouveau spectacle, Le tour du printemps, qui fait suite à la sortie de l’album À l’aube du printemps, paru en mars dernier. Dans un Monument National rempli de gens prêts à faire la fête, et sous les éclairages réussis de Gabriel Pontbriand, de Moment Factory, la sympathique bande a offert une soirée festive, drapée d’une mise en scène colorée.

Le rideau n’était pas encore levé que, déjà, se faisaient entendre les premières notes de Viens-t’en, entrecoupée au milieu par le récit fantastique d’un grand-père et son petit-fils désabusés de voir notre pays « s’en aller » et être réconfortés par la plus grande envolée d’oies sauvages jamais vue, relaté par le chanteur Stéphane Archambault. Ce dernier a ensuite souhaité la bienvenue à l’assistance, en mentionnant qu’il y avait déjà trois ans que ses camarades et lui n’avaient pas entamé de tournée et que, depuis, plusieurs membres du groupe avaient été « frappés de plein fouet par la quarantaine ».

La première partie du tour de chant a été essentiellement consacrée aux titres d’À l’aube du printemps, alors que se sont succédées Passé dépassé, Des réponses à tes questions, Histoire de peur (introduite à la noirceur, à la seule lueur d’une chandelle), La berceuse (entonnée à l’unisson par les seules voix du couple Stéphane Archambault – Marie-Hélène Fortin) et La stakose (pour laquelle la troupe s’était costumée en personnages des siècles derniers).

Pour présenter La fille du docteur Brochu, une nouvelle pièce, Stéphane Archambault a livré un monologue rigolo, dans lequel il a expliqué que, de passage en région, ses collègues et lui lisent toujours les journaux locaux afin de bien saisir l’esprit de chaque ville. Brandissant un exemplaire du Journal de Montréal, l’artiste a ensuite gentiment tourné en dérision les chroniques de Richard Martineau et de Louise Deschâtelets, ainsi que le vox-pop quotidien, pour prendre le pouls de la métropole.

Humour et succès

Après l’entracte, les jambes du public se sont déliées alors que Mes Aïeux ont revisité quelques-uns de leurs plus grands succès. Très applaudie, Le déni de l’évidence s’est ouverte sur un extrait sonore d’archives de Félix Leclerc. Bien que retrempée dans une sauce un peu jazzée, Dégénérations n’a rien perdu de son mordant. La foule s’est en outre esclaffée lorsque les musiciens ont établi un parallèle entre Ton père est un croche et la Commission Charbonneau, imaginant à voix haute un film dérivé de l’actuelle commission d’enquête mettant en vedette Rémy Girard, Pierrette Robitaille et Tony Conte, « dans son propre rôle ». Joyeux moment également lorsque les têtes d’affiche se sont allègrement moqué des titres de leurs disques précédents, alléguant que ceux-ci avaient eu une influence directe sur l’actualité.

« Après l’album En famille, on a eu des enfants. Après La ligne orange, il y a eu la vague orange au Québec. Et après À l’aube du printemps, il y a eu le printemps québécois. Pour le prochain, je suggère Un monde meilleur ou Vers une paix durable ! », a badiné Stéphane Archambault.

La tournée Le tour du printemps fera escale un peu partout en province jusqu’en mai 2013. Pour plus d’informations : www.mesaieux.qc.ca.