Nicolas Sarkozy à New York: "Je veux maintenant une nouvelle vie"

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Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy.

NEW YORK, 11 oct 2012 (AFP) - L'ancien président français Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi à New York qu'il aspirait à une "nouvelle vie", en rencontrant des banquiers lors d'une conférence privée à New York.

"Je veux une nouvelle vie, mais pas seulement pour faire des conférences (...) ce que j'aime ce n'est pas la politique, c'est faire, faire dans la politique ou ailleurs", a déclaré M. Sarkozy, selon de très larges extraits de son discours publiés par le site d'information new-yorkais "French Morning".

"J'aimerais tellement montrer qu'on peut avoir été un politique et comprendre l'entreprise", a ajouté M. Sarkozy, qui a parlé environ 50 minutes devant quelque 400 banquiers.

Il a souligné que c'était son "premier discours" depuis son départ de l'Elysée en mai.

Au début de son intervention, M. Sarkozy, 57 ans, s'est brièvement présenté en anglais.

"Je suis un jeune retraité. Jeune peut-être, retraité sûrement. Je n'ai pas travaillé depuis cinq mois, je n'ai jamais eu des vacances aussi longues de ma vie, et le pire c'est que je suis heureux de cette situation", a-t-il ajouté.

M. Sarkozy a également évoqué la crise en Europe, estimant, à la fois pessimiste et optimiste, que "les conditions de la sortie de la crise ne seront pas réunies avant deux ans".

"C'est complexe, mais l'Europe n'éclatera pas et l'euro ne disparaîtra pas", a déclaré l'ancien président, ajoutant également que l'Europe devait "accepter le leadership" des grands pays, qui "permet de prendre des décisions rapides".

Replaçant l'Europe dans un contexte historique, il a également estimé que "s'il n'y a pas l'Union européenne, il y aura la guerre. L'Allemagne et la France n'ont pas d'autre choix que de se rapprocher, si l'Allemagne et la France ne se rapprochent pas, elles s'affronteront", a-t-il également insisté.

Sollicité par l'AFP, l'entourage de l'ancien président s'est refusé à tout commentaire sur son discours.

M. Sarkozy a également parlé des pays émergents, avant de conclure son discours en disant qu'il ne connaissait "pas l'amertume. Je me suis battu pour gagner, j'ai gagné une fois, j'ai perdu une autre fois, c'est la vie".

Il était l'orateur d'une conférence privée, organisée par la banque d'investissement brésilienne BTG Pactual, au Waldorf Astoria, luxueux hôtel de Manhattan.

Ce genre d'intervention est en général très bien payé.

M. Sarkozy, barbe de trois jours, n'a accordé que quelques secondes à la presse, le temps d'une photo à l'entrée de l'hôtel. "Merci, merci beaucoup", ont été ses seuls mots aux journalistes.